
L’année passée, 27 tonnes de déchets ont été ramassés le long des autoroutes luxembourgeoises: bouteilles, emballages, plastique, cigarettes, cannettes... le choix est malheureusement très varié.
Tim Mirgain, expert en déchets auprès de l’Administration de l’environnement, explique que lors d’une étude, 11% de la population ont admis jeter leurs déchets en plastique par terre.
Le plus souvent, on retrouve des mégots de cigarette, soit par terre ou dans les bouches d’égouts. 50% des fumeurs ne se soucient pas de l’environnement et de la pollution du sol ou de l’eau et n’attendent pas de trouver une poubelle ou un cendrier pour se débarrasser de leur vieille cigarette. Selon l’expert, le problème est dans le filtre: “il est fait de plastique qui se décompose en microplastique qui finit très rapidement dans l’eau”.
40% des mégots dans le monde termineront un jour ou l’autre dans une mer ou un océan.
Pour l’expert luxembourgeois, ces mesures ont été récemment lancées afin de sensibiliser les personnes qui n’ont pas encore compris que ce comportement est nocif et nuit tout simplement à l’environnement. “On part du principe qu’une amélioration est encore possible”, glisse Tim Mirgain au micro de RTL.
La campagne “MERCI” a d’ailleurs été lancée dans ce sens à l’automne dernier, afin de lutter contre les mégots qui finissent dans la nature.
“Les ordures le long des routes, des chemins et même des promenades sont encore un réel problème au Luxembourg”, regrette l’expert.
En cas de flagrant délit, la police peut infliger une amende allant de 145 à 1.000 euros aux personnes qui ne respecteraient pas la loi, ni la nature. Si la justice est impliquée, l’amende peut même atteindre 10.000 euros.
Le “littering” est un phénomène qui existe depuis toujours, il a augmenté ces dernières années en raison de l’augmentation des emballages en plastique. Ces déchets sont le plus souvent jetés entre les agglomérations au Luxembourg: “on ouvre la fenêtre de la voiture, on se débarrasse de ses ordures et on continue sa route, c’est pratique, mais c’est un comportement totalement déplacé et irresponsable”, explique Tim Mirgain.
Juste avant le début du printemps, de nombreuses initiatives citoyennes sont organisées: les “grands nettoyages” dans les villes et villages permettent la récolte de tonnes de déchets. Un mouvement tout à fait louable mais qui représente bien l’égoïsme et l’indifférence de certains.
Les travaux de nettoyage professionnels le long des routes luxembourgeoises coûtent à l’État environ 1,2 million d’euros par an. En moyenne, 103 kilos de déchets sont ramassés tous les kilomètres. Un chiffre qui monte à 216 kilos le long des autoroutes.
Le chemin est encore tristement long pour éduquer les citoyens à se montrer un peu plus respectueux de l’environnement.