
"Si on décortique tous les éléments, on peut en arriver à la conclusion que tout le monde prétend n'avoir rien fait d'illégal", les propos du procureur d’État de Luxembourg-Ville au micro de RTL ce lundi matin étaient équivoques.
A l'annonce que certaines personnes avaient profité d'une vente à emporter de champagne servi dans des verres pour s'asseoir sur la terrasse d'un établissement fermé afin de le consommer, Georges Oswald répond:
"Celui qui vend du champagne en take-away, il profite d'une vente de restauration à emporter, ce qui est autorisé. Il ne s'agit pas d'un établissement de restauration dans un endroit clos mais bien à l'extérieur et à emporter. Celui qui vend l'alcool peut dire qu'il a rempli son obligation, tout en demandant éventuellement aux clients de s'éloigner du stand. Ce qu'ils font avec le produit acheté ne relève plus de sa responsabilité. Les restaurateurs ou cafetiers dont la terrasse est installée malgré la fermeture imposée ne seraient probablement pas heureux d'apprendre que des personnes en profitent, mais ils ne peuvent pas prendre la responsabilité de savoir si des personnes vont s'y installer ou non. Il leur serait impossible de le savoir puisque leur établissement est fermé".
Les personnes installées à table sur les terrasses seraient en infraction si elle ne respectaient pas la limitation à quatre convives. Mais on peut difficilement reprocher une faute quelconque à la personne qui a vendu le champagne ou au restaurateur qui n'a pas rangé sa terrasse, selon le procureur d’État Georges Oswald.