Syndicat des pharmaciensDévelopper le suivi des patients et la prévention dans les pharmacies

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Le Luxembourg compte une centaine de pharmacies, fréquentées chaque jour par 15 à 20.000 clients.
© Monica Camposeo

"Ce canal devrait être mieux utilisé", déclare Claude Hostert-Pfeiffer, pharmacienne. En tant qu'administratrice du Syndicat des pharmaciens luxembourgeois, elle a participé à la rédaction du livre blanc rassemblant les revendications du secteur. Le service au client pourrait être étendu, ainsi que la prévention.

Les patients qui vont chercher leurs médicaments à la pharmacie, se voient souvent expliquer comment et quand les prendre. Selon le Syndicat des pharmaciens, pour les traitements plus longs, il faudrait donner la possibilité au patient d'obtenir un suivi direct à la pharmacie. Une autre idée, selon Claude Hostert-Pfeiffer, est celle du pharmacien référent, qui existe déjà en Belgique. Le pharmacien référent est chargé d'établir un plan de médication pour le patient, qui est également toujours à jour. Cela signifie que chaque fois qu'un nouveau médicament est ajouté, le plan de médication est également adapté par le pharmacien.

Ainsi ce serait aussi plus simple pour le patient de prendre régulièrement et correctement ses médicaments. Même si beaucoup de conseils seraient déjà fournis aujourd'hui, il serait important d'institutionnaliser ce volet.

Une autre revendication du livre blanc du Syndicat des pharmaciens est la prévention. Les pharmaciens pourraient, par exemple, participer aux campagnes contre les maladies chroniques ou même vacciner directement sur place. Claude Hostert-Pfeiffer regrette qu'il ait seulement été possible pour les pharmaciens de vacciner pendant la phase aigüe de la pandémie. Cette expertise dont disposent à présent les pharmaciens, pourrait, par exemple, être utilisée pour la vaccination contre la grippe. Il faudrait en outre développer le dialogue avec les médecins et les pharmaciens pourraient être plus impliqués dans la recherche et dans des projets pilotes.

PENURIE DE MEDICAMENTS: LA SITUATION S'AMELIORE

Il existerait encore un certain nombre de pénuries pour plusieurs médicaments, mais il aurait toujours été possible de trouver des équivalents jusqu'à présent, selon Claude Hostert-Pfeiffer. Le problème serait mondial, mais grâce aux pays voisins, le Luxembourg s'en sortirait encore relativement bien. Les pharmaciens chercheraient toujours à importer les médicaments manquants de Belgique, d'Allemagne ou de France. Ou alors ils rechercheraient des alternatives, explique la pharmacienne.

Le problème serait que les pharmaciens passent en moyenne 10 heures par semaine à trouver des équivalents. Il y a quelques années encore, il ne s'agissait que de cinq heures par semaine. Cela a nettement augmenté. Ce temps serait mieux investi auprès du patient, selon Claude Hostert-Pfeiffer.

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