ConfinementDes ventes en baisse de 90% dans certaines stations-service

RTL Infos
Des déplacements professionnels devenus rares, un trafic frontalier pratiquement à l'arrêt et le prix des carburants au plus bas: le secteur pétrolier luxembourgeois souffre.

La crise du coronavirus frappe durement le secteur pétrolier national, selon le Groupement Pétrolier.

Les stations-service ont pu rester ouvertes pendant le confinement, mais leurs pertes sont élevées, dit le président du Groupement, Romain Hoffmann:

"Confinement au Luxembourg, confinement dans les pays voisins avec des contrôles aux frontières, télétravail. Nos chiffres sont très mauvais."

Avec des stations d'autoroutes confrontées à une absence de trafic et des stations aux frontières qui voient passer beaucoup moins de clients, les volumes de carburant vendus sont en forte baisse au Grand-Duché.

"Aux stations frontalières, (les ventes) sont en recul de 80 à 90% par rapport à une période normale. A l'intérieur du pays, de 50% et sur les autoroutes de 60 à 70%."

PEU DE CONTAMINATIONS DANS LE SECTEUR?

Sur les autoroutes et aux frontières, les boutiques des stations-service voient aussi leurs ventes chuter. En revanche, à l'intérieur du pays, ces boutiques connaissent une plus forte affluence.

Il faut cependant saluer le rapide soutien du gouvernement. Mais de nombreux indépendants du secteur sont passés à travers les mailles du filet jusqu'à présent. Là, des aides financières doivent encore suivre, ajoute Romain Hoffmann.

Le commerce est une chose, la santé du personnel en est une autre. Au début, de nombreuses informations contradictoires ont circulé. Mais le secteur s'est rapidement mis d'accord sur une approche commune et des mesures de protection ont été appliquées:

"Pour ce que nous en savons, il y a seulement eu trois cas positifs au coronavirus dans le secteur."

Il faut évidemment ajouter à tout ça le prix des carburants. Le baril est au plus bas:

"A 20 dollars le baril, plus aucune société ne gagne d'argent."

Il est donc évident qu'il faudra compter avec d'importantes restructurations. Le risque d'une déflation est aussi présent, mais il est encore trop tôt pour spéculer là-dessus.

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