
A cette fin, le ministère de la Santé a introduit de nouvelles subventions. En fonction du nombre de jours par semaine prévus pour le projet, une enveloppe pouvant atteindre 120.000 euros par hôpital sera attribuée. Les quatre projets choisis pour cette première édition, ont été présentés mardi.
L'un d'eux sera réalisé par le Docteur José Batista da Costa en collaboration avec les Hôpitaux Robert Schuman. Le spécialiste en urologie va collecter des échantillons de tissus, de sang et d'urine de patients atteints d'un cancer de la vessie et d'un cancer de la prostate afin de mieux comprendre pourquoi des traitements fonctionnent parfois mieux et parfois moins bien: "L'avenir de la recherche et de la recherche sur le cancer, c'est de faire de la médecine personnalisée, c'est-à-dire que nous avons des patients qui ont un aspect histopathologique qui est exactement le même, mais nous avons vraiment un résultat qui est complètement différent. Inversement, vous avez des personnes qui répondent très bien à certains traitements, alors que d'autres pas du tout. Et aujourd'hui, malheureusement, nous n'avons pas encore, c'est-à-dire pas partout, pas encore comme nous le voudrions, les marqueurs pour identifier ces patients."
Au CHL, c'est une équipe qui s'occupe notamment du taux de cholestérol élevé chez les enfants, qui sera soutenue. Il s'agit du projet du Docteur Marianne Becker.
Le Docteur José Alexandre Carvalho Pereira travaille au Rehazenter au sein d'une équipe, qui s'occupe de patients présentant des problèmes neurologiques, qui conduisent à la spasticité, où les muscles se contractent sévèrement.
Son projet s'inscrit dans le domaine de la "cryoneurolyse". Ici, les nerfs sont gelés de manière ciblée, pour que les muscles ne se contractent plus et que les patients n'aient plus de douleur. Ce serait une solution à plus long terme que ce qui pourrait être fait maintenant:
"C'est un grand avantage. L'autre avantage c'est que c'est minimalement invasif. Parce que la vraie alternative c'est d'aller au bloc opératoire et détruire les nerfs au bloc opératoire. Vous imaginez qu'il faut mobiliser toute une équipe, il faut faire une anesthésie, ce sont des patients qui sont difficiles à installer, qui sont fragiles d'un point de vue santé, donc si on peut éviter cette étape et faire un geste plus léger, c'est un grand avantage."
Le projet serait aussi important parce que le nombre de patients souffrant de spasticité serait en augmentation.
Le projet du CHNP à Ettelbruck soutenu par le ministère, porte sur des patients post-Covid ou souffrant d'un Covid long. Il va étudier si le jeûne peut aider ces personnes, explique le Docteur Raquel Gòmez Bravo:
"Nous avons déjà des preuves que le jeûne réduit l'inflammation dans d'autres conditions, comme le diabète ou l'arthrite rhumatoïde. Nous allons donc l'appliquer aux patients atteints de Covid long, car nous avons également déjà des preuves, qu'il améliore les symptômes en cas d'infection aiguë, lorsque vous souffrez du Covid-19. Nous espérons donc que nous pourrons prouver que cela se produit également chez les patients long Covid et que nous pourrons améliorer leurs symptômes.."
Après une infection au coronavirus, 10 à 20% des patients souffrent d'un Covid long. Rien qu'à la Rehaklinik, 150 patients en souffrant sont actuellement accompagnés.