
La question de l'inclusion des enfants à besoins spécifiques dans le cadre du système éducatif luxembourgeois a été abordée mercredi à la Chambre dans le cadre d'une interpellation du député vert Meris Sehovic. Deux évaluations récentes ont montré qu'en matière d'inclusion, il y avait encore des progrès à faire sur certains points. L'un des constats était que le délai jusqu'à l'obtention d'une première assistance, d'une durée moyenne de 10 mois, est beaucoup trop long. En réaction, l'Université du Luxembourg a été chargée de réaliser une évaluation du processus entre le diagnostic et le moment où l'assistance est fournie. Les résultats seront disponibles début 2025. Une piste éventuelle pour résoudre le problème, pourrait être un raccourcissement ou une numérisation de la procédure administrative. Un certain nombre d'orateurs ont critiqué le manque d'enseignants spécialisés. Pour sa part, le ministre de l'Education, Claude Meisch, a souligné que d'une part, beaucoup de personnel avait été embauché ces cinq dernières années, tout en admettant d'autre part, qu'il restait des devoirs à faire.
"Je suis heureux qu'Uni.lu poursuive son effort, par exemple, et propose également dès la rentrée prochaine un programme de master en pédagogie spécialisée pour les enseignants spécialisés. Ce dont nous avons un besoin urgent au Luxembourg. Si nous disons que nous avons besoin de plus d’instituteurs spécialisés pour enfants à besoins spécifiques, cela suppose que dans les années à venir, et peut-être dans les décennies à venir, nous serons en mesure d’en recruter suffisamment. Nous avons également besoin d’une mise en réseau solide de ces ressources entre l’éducation formelle et l'éducation non formelle."
Le système reste trop concentré sur l'éducation formelle. En ce qui concerne l'approche générale de l'inclusion, Claude Meisch a souligné que tout ne doit pas être centralisé dans les centres de compétence, qu'il aimerait équiper les écoles de manière à ce que le maximum de cours puissent être tenus sur place.