
La pandémie de coronavirus a à nouveau démontré l'importance des médecins, des infirmiers et des autres professions de santé. Mais personne n'ignore que le Luxembourg manque depuis longtemps de personnel médical.
Il faut s'attaquer d'urgence au problème pour éviter une pénurie à moyen terme, selon la ministre de la Santé, Paulette Lenert, car le personnel luxembourgeois ne peut, à lui seul, couvrir les besoins du Grand-Duché.
Des pistes pour rendre ces professions plus attractives ont été élaborées au sein d'un groupe de travail de la table ronde sur la santé ("Gesondheetsdësch"). Des campagnes de promotion vont également être bientôt lancées afin d'attirer un public plus large vers les professions de santé.
Trois médecins par 1.000 habitants: le Luxembourg est mal classé par rapport à des pays proches comme les Pays-Bas ou la Suisse. Il se situe aussi nettement sous la moyenne de l'OCDE, qui est de 3,8. Tous les représentants du secteur de la santé réunis pour cette table ronde, étaient d'accord sur ce point: il faut agir vite. Cinq pistes ont été examinées.
Le fait est que de nombreux jeunes Luxembourgeois qui partent étudier la médecine à l'étranger, décident souvent d'y rester après leurs études. Une tendance que les responsables souhaitent inverser. Ils veulent le meilleur pour le Luxembourg avec des formations et des conditions de travail attractives et une médecine moderne orientée vers le futur.
L'innovation et la digitalisation sont d'autres leviers qui doivent être activés. Il faudrait aussi considérer la possibilité que ces professionnels puissent s'associer au sein d'une société. Ce n'est pas possible pour l'instant, mais cela pourrait être intéressant pour des jeunes, afin de pouvoir faire de plus gros investissements et d'avoir davantage de flexibilité.
Les infirmières ont un rôle de plus en plus important au niveau des soins. Avec 11,7 infirmières par 1.000 habitants, le Luxembourg dépasse largement la moyenne de l'OCDE, qui est de 8,6 et est dans la moyenne par rapport aux Pays-Bas et à la Suisse. Mais de moins en moins de jeunes s'inscrivent à l'Ecole d'infirmières. Voilà pourquoi il faudrait lancer relativement vite une campagne afin de promouvoir cette profession et les autres professions de santé.
Ce sont de premières idées, on ne peut pas encore parler de conclusions. Dans les prochaines semaines, ces idées seront approfondies au sein d'autres groupes de travail.
Tous les groupes de travail de la table ronde se réuniront d'ici décembre afin de pouvoir dresser un premier bilan avant la fin de l'année.