
Voilà ce qu'écrit l'ULC, l'Union luxembourgeoise des consommateurs, dans un communiqué publié mardi après une entrevue avec les responsables de la "Superdreckskëscht". Le ministère de l'Environnement a présenté le projet la semaine dernière.
A l'avenir, tout supermarché disposant d'une surface de vente de 1.500 mètres carrés devra mettre à disposition un centre de recyclage de type drive-in. Une bonne idée, selon le président de l'ULC, Nico Hoffmann.
"Pour nous, c'est fondamentalement une situation win-win, cela met en relation l'achat avec l'élimination des déchets, qui apporte aussi des choses positives du point de vue écologique."
Le projet créerait également des emplois qui fourniraient un travail valable à des personnes handicapées ou socialement défavorisées, par exemple, selon l'ULC. Depuis dix ans, il y a un projet pilote de centre de recyclage à Howald. Une étude de Valorlux et d'Ecoconseil en a remis en question le sens. Nico Hoffmann voit cela différemment.
"Le projet pilote a eu un certain succès, je n'ai malheureusement pas les chiffres avec moi maintenant, et je sais aussi qu'un certain nombre d'expériences positives ont été réalisées à l'étranger, où c'est proposé depuis plus longtemps, que ce n'est le cas maintenant au Luxembourg."
La nouvelle loi sur les déchets a aussi été critiquée récemment pour une autre raison. Comme le site d'information en ligne Reporter.lu l'a signalé début avril, l'opérateur de la "Superdreckskëscht", Oeko-Service, a déjà depuis 2018 la charge d'exploiter ce centre de recyclage, donc avant le projet de loi. En février déjà, Reporter.lu avait soulevé la question de savoir si l'Etat ne fournissait pas des avantages à la société et ne faussait pas le marché. La ministre de l'Environnement, Carole Dieschbourg, a annoncé la semaine dernière qu'un audit de l'action "Superdreckskëscht" sera terminé dans deux mois. Nico Hoffmann ne souhaite pas anticiper, mais...
"Sur la base des discussions que l'ULC a eues avec la "Superdreckskëscht", ces reproches ne seraient pas tenables en soi. Bon, on ne peut pas en dire plus pour le moment, nous ne voulons pas anticiper sur un audit. Là, la question se pose effectivement s'il ne s'agit pas à nouveau d'histoires qui concernent la concurrence, parce que c'est toujours le premier et qu'ici, dans ce domaine, la Superdreckskëscht était la mieux placée."
Le président de l'ULC ne pense pas que le consommateur a obtenu une qualité moindre. Nous collaborons bien depuis 21 ans avec la Superdreckskëscht et nous considérons que du bon travail a été réalisé jusqu'à présent.