
En 2016, près de la moitié des échantillons à analyser devaient encore être envoyés à l'étranger. Ce n'est plus du tout le cas aujourd'hui, a expliqué mardi matin le professeur et docteur Friedrich Mühlschlegel au micro de RTL. Ce dernier est depuis cinq ans le directeur du LNS, le Laboratoire national de Santé.
De nombreux recrutements ont eu lieu au cours de cette période. Les effectifs sont passés de 13 à 19 pathologistes et d'autres devraient encore être recrutés. En règle générale, cela prendrait aujourd'hui moins de dix jours pour obtenir le résultat d'analyse d'un échantillon. Ce serait dans les normes internationales. Les responsables souhaiteraient encore faire mieux. Le nombre d'échantillons à analyser chaque mois, est aussi en augmentation.
Au Luxembourg, le LNS est également le laboratoire de référence en matière de coronavirus. Des tests PCR sont effectués dans un drive-in. Plus de 1.000 tests par jour peuvent être réalisés. Le Laboratoire national de Santé pratique également le séquençage, c'est-à-dire qu'il analyse les variants. A ce propos, le variant Omicron reste dominant au Grand-Duché, même si le variant Delta est toujours détecté.
Le test PCR reste la meilleure référence pour le dépistage du coronavirus, mais il faudrait recourir autant que possible aux tests antigéniques rapides, dit le professeur Mühlschlegel. Se tester deux à trois fois par semaine, comme c'est par exemple le cas à l'école, serait idéal. Si le directeur du LNS ignore comment la situation sanitaire va évoluer, il serait toutefois "optimiste", car le Luxembourg aurait bien réagi et de manière convaincante en matière de tests et de vaccination.