Quiconque a déjà joué à un jeu vidéo ou informatique peut imaginer que sa production demande beaucoup de travail. Parfois, des mondes virtuels entiers sont créés dans lesquels il faut relever de nombreux défis. Derrière tout ça, il y a souvent de nombreux esprits créatifs et encore plus d’heures de travail.
Dans une compétition de type “Game Jam”, des jeux sont aussi développés, mais il y a une limite de temps stricte. Sur une courte période, les participants doivent se mettre d’accord sur une idée et commencer la programmation, afin d’obtenir à la fin un jeu vidéo terminé, qui, dans le meilleur des cas, fonctionne sans trop d’erreurs.
Depuis trois ans, une telle “Game Jam” est aussi organisée au Luxembourg dans le cadre du LuxFilmfestival au Pavillon de réalité virtuelle à Neimënster. Le week-end dernier, une trentaine d’étudiants du BTS “Game Programming and Game Design” se sont attelés à la tâche. Ils se sont répartis en six équipes et après 48 heures de travail intensif, six jeux ont été développés.
“Le niveau de stress était vraiment élevé. Car nous avons réalisé que notre ‘scope’ était beaucoup trop grande. Mais finalement nous sommes parvenus à un compromis et cela devrait fonctionner ainsi”, raconte Nora Colombier. Avec cinq autres participants, elle a travaillé sur un jeu de type Point & Click dans lequel vous évoluez dans un monde au Far West.
Finalement, les différents jeux ont été présentés et ont pu être testés. Un jury a évalué les joueurs selon différents critères. Ils ont par exemple examiné comment le jeu avait été présenté, comment l’équipe avait travaillé ensemble, mais aussi comment le thème avait été respecté.
Le thème était cette année “Immersive”, ce qui signifie être plongé sous la surface de l’eau ou dans un milieu autre que son milieu habituel. Les participants ont mis en oeuvre ce thème de manière très différente. Une équipe l’a pris au pied de la lettre. Le jeu “Shark Bait” vous plonge dans un monde sous-marin.
Dans un autre jeu, vous n’êtes pas seulement impliqué en jouant un rôle, mais vous devez aussi utiliser votre voix pour avancer. C’est le jeu “Blind Rage”. Là vous êtes un cambrioleur et vous pouvez juste vous orienter dans la pièce grâce à l’écho de votre voix. Cela signifie que si vous faites du bruit, la pièce vous est montrée. Ensuite l’écran redevient noir. Mais il ne faut pas non plus être trop bruyant, sinon vous vous ferez attraper. C’est finalement le jeu qui a le plus convaincu le jury.
“C’était très immersif, c’était techniquement immersif, c’était aussi immersif au niveau des graphiques, c’étaient des choix vraiment forts qui ont été faits. Et c’est pour cela que ce jeu a gagné”, précise Sébastien Tasch du Film Fong.
Le jury était composé de Ke Medley, concepteur de jeux canadien, Mary Audrey Ramirez, artiste et conceptrice de jeux, Fred Neuen de ‘This is Radar’, Sébastien Tasch du Film Fong et David Winter de RTL.
L’équipe de “Blind Rage”, en plus d’un bon d’achat sur Steam*, a également obtenu l’opportunité de publier son jeu sur Steam, ce qui est bien sûr un honneur pour tous les concepteurs et programmeurs de jeux.
Si vous aimez vous plonger dans la réalité virtuelle, le Pavillon de réalité virtuelle de Neimënster est encore ouvert jusqu’à ce week-end inclus. L’entrée est gratuite.
*Steam est une plateforme en ligne bien connue sur laquelle vous pouvez acheter et télécharger des jeux informatiques, mais aussi des films ou des logiciels.