
Il a désormais été placé en détention provisoire. La collision avec une autre voiture a grièvement blessé 3 personnes, dont une femme enceinte qui a perdu son bébé dans l'accident.
Suite à ce drame, le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé plus d'un million de contrôles ciblés en 2023 mais aussi des mesures plus sévères comme la perte complète des points en cas de conduite sous influence de drogue ou d'alcool à partir d'un certain taux. Les accidents mortels provoqués par l'alcool ou la drogue seront désormais considérés comme homicide routier et non plus comme homicide et blessures involontaires. Les organisations d'aide aux victimes de la route ont salué l'initiative alors que d'autres organisations voient ces mesures comme une récupération politique de la part des autorités.
600 personnes perdent la vie chaque année en France dans des accidents où des substances illégales sont impliquées. Un record de 157 tonnes de drogues saisies a d'ailleurs été franchi en 2022 chez nos voisins.
Seuls les chiffres de l'année 2021 sont disponibles au Grand-Duché. Avec quatre accidents mortels et 12 graves où l'influence de la drogue a été désignée comme raison présumée du drame.
Des tests rapides sont réalisés depuis 2012 au Luxembourg, ils parviennent à déceler plusieurs substances illicites en à peine quelques minutes. Sur toutes les drogues contrôlées, le cannabis arrive en tête des substances, suivi par la cocaïne. Un constat similaire réalisé dans les pays voisins du Grand-Duché.
Si au moins une substance est détectée, des analyses sanguine et urinaire sont alors effectuées sur le conducteur concerné. "Certaines personnes consomment de tout, de l'alcool et plus d'une drogue, nous l'avons déjà constaté (...) Les drogues et la sécurité routière ne font pas bon ménage", explique André Schaack du Service national de circulation et de sécurité routière.
De 150 tests réalisés en 2012 à 350 en 2022, cette mesure augmente constamment au Luxembourg. Une tolérance zéro existe depuis plusieurs années avec un retrait immédiat du permis en cas de refus de se faire tester. D'autres peines, notamment de prison, ou des amendes voire une confiscation du véhicule sont prévues par la loi luxembourgeoise qui considère ces faits comme un délit qui sera jugé en correctionnel et non plus comme une simple contravention.
En 2017, un projet de loi introduisant l'infraction de la mise en danger délibérée d'autrui avait été déposé et soutenu par la Sécurité routière. Ce texte prévoyait de punir plus sévèrement les conducteurs imprudents même en cas d'absence d'accident. Un projet de loi finalement abandonné suite à plusieurs avis négatifs sur une législation autour d'un délit qui n'existait pas encore au Luxembourg.
Le ministère des Transports a cependant confirmé qu'un retrait immédiat pourrait bientôt être introduit au Luxembourg en cas de conduite sous influence de drogue, comme c'est déjà le cas pour l'alcool ou la vitesse.