SantéComment l'hydroxychloroquine est-elle utilisée au Luxembourg?

RTL Infos
C'est une molécule qui a fait beaucoup parler d'elle ces dernières semaines: l'hydroxychloroquine.

Ce médicament contre la malaria, commercialisé sous le nom de "Plaquenil“, serait, dans certains cas, très efficace dans le traitement contre Covid-19. La journaliste de RTL, Annick Goerens, est allée voir comment cette molécule est utilisée au Luxembourg. 

Le Conseil supérieur des maladies infectieuses a établie une recommandation pour toute la prise en charge du Covid-19. Elle détaille ce que représente précisément la maladie, ses symptômes, les différents types de patients, les complications possibles...

En fonction de l'état de sévérité du patient, la recommandation fournit également plusieurs options pour le traitement de la maladie pulmonaire. L'hydroxychloroquine est l'une des molécules disponibles comme option.

Le directeur de la Santé, le Docteur Jean-Claude Schmit, détaille pour nous son utilisation: "Des médicaments sont seulement utilisés au moment où surviennent des complications ou s'il y a un gros risque que des complications surviennent, particulièrement chez les personnes vulnérables. Cela signifie des personnes qui présentent de manière évidente une infection pulmonaire sur leur radiographie, par exemple, ou qui ont des antécédents, qui ont des problèmes cardiaques, qui ont du diabète... sont les premières prises en considération pour un traitement."

C'est le médecin français Didier Raoult qui a mis en avant la chloroquine et l'hydroxychloroquine comme traitements efficaces contre le Covid-19. Mais cette molécule remplit-elle ses objectifs? Le Docteur Jean-Claude Schmit formule prudemment sa réponse:

"Il y a plusieurs études qui ont été réalisées, sur un nombre relativement faible de patients. Là, il est toujours très difficile d'obtenir une conclusion définitive. Il y a aussi des études en laboratoire, sur des cultures de cellules, sur des cultures du virus, où une activité est effectivement très nettement démontrée en laboratoire. Et on se base sur ces connaissances pour dire qu'il pourrait éventuellement avoir une action sur les patients. Nous n'avons pas actuellement une vraie bonne et grande étude qui le prouve.“

Le Grand-Duché est l'un des pays qui participent à l'étude française "Discovery". La nouvelle a été annoncée il y a trois semaines, mais le recrutement n'a pu débuter officiellement que cette semaine. Il a d'abord fallu préciser des formalités, afin de garantir les droits des patients.

"Et le deuxième problème qui s'est posé avec cette étude, c'est la disponibilité des médicaments. Car c'est une étude avec quatre traitements et plusieurs médicaments sont venus de l'étranger. C'est une étude coordonnée par la France, par l'Institut national de recherche médicale et il y a eu des délais avec les médicaments.“

En principe, cela va à présent dépendre des médecins des hôpitaux, qui vont décider s'ils vont associer leurs patients à cette étude, ou pas, selon le directeur de la Santé.

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