
L'attaque d'un fourgon pénitentiaire dans laquelle deux agents pénitentiaires ont été tués le 14 mai au péage d'Incarville, en France, a marqué les esprits. Après le drame, la députée Taina Bofferding (LSAP) a interrogé le ministre de l'Intérieur Léon Gloden sur les conditions des transferts de prisonniers au Luxembourg.
Dans sa réponse, le ministre détaille la procédure mise en place par l'État. "En principe, tous les transferts de détenus sont effectués à bord d’un fourgon cellulaire spécialement équipé. Durant le transfert, les prisonniers portent des menottes" écrit-il dans une réponse parlementaire.
Cette mission est prise en charge par l’Unité de garde et d’appui opérationnel de la Police grand-ducale, qui s'assure de toujours mobiliser davantage de policiers qu'il n'y a de prisonniers.

Pour le transport des détenus classés "détenus particulièrement signalés", des dispositifs spéciaux sont mis en place, ajoute Léon Gloden. "Le transfert est préparé avec la plus grande discrétion quant au mode de transport et à l'itinéraire choisi."
Outre du personnel ou des équipements supplémentaires, la mission peut également impliquer "des maîtres chien et le support aérien".
S'il ne possède que peu d'installations pénitentiaires comparé à ses voisins (Uerschterhaff, Schrassig et Givenich), le Luxembourg prend le transport de prisonniers très au sérieux. "Au sein de l’UGAO, les policiers chargés des transferts de prisonniers ont dû suivre une formation supplémentaire en interne d’une semaine, afin de se familiariser avec les lieux concernés, dont par exemple les hôpitaux, et les spécificités du transport de détenus. De même, pour les transferts de détenus classés, des formations et des exercices particuliers sont régulièrement organisés."
Et en cas de fuite d'un détenu ? Un plan d'alerte est déclenché par le Centre d’intervention national avec pour but "de réagir rapidement et de façon coordonnée à un fait criminel grave ou à une évasion de prison". Selon les circonstances, "différents dispositifs mobiles et statiques peuvent être mis en place afin de localiser et d’appréhender les personnes recherchées" conclut le ministre.
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