
En cette semaine de vacances de carnaval, de nombreux résidents luxembourgeois profitent pour s'évader à l'étranger, en voiture ou en avion. Les touristes ne sont cependant jamais à l'abri d'un pépin de santé, et c'est là qu'intervient LAR.
Depuis le début du mois de décembre, 60 rapatriements ont été effectués par la société spécialisée dans les voyages médicaux. Le plus souvent en avion. Les pays desquels des personnes ont été le plus souvent transportées vers le Luxembourg sont la France, la Suisse, l'Autriche ou encore l'Espagne. Une carte des trajets effectués par LAR qui ne change pas beaucoup d'année en année.
Les fractures sont la cause principale de ces rapatriements depuis les sports d'hiver alors que les autres destinations sont souvent touchées par des maladies ou des accidents de voiture. Le manque de neige dans les destinations d'hiver n'a eu qu'un impact limité sur le nombre de blessés, du moins cette année.
Didier Dandrifosse, Head of Medical Department chez LAR, nous explique comment se déroule une intervention après le premier contact: "on vérifie d'abord directement si vous êtes bien membre chez LAR. Ensuite on va essayer de discuter en quelques minutes pour essayer de cerner la situation, évaluer le degré d'urgence. Donc s'il s'agit d'une urgence importante et la personne n'est pas encore prise en charge, on va l'orienter le plus rapidement possible vers un hôpital ou une structure de soins professionnelle. Et nous allons alors prendre contact avec cette structure pour pouvoir organiser le repatriement dans les meilleures conditions possibles et le plus rapidement possible."
Si la personne a déjà été prise en charge à l'étranger, LAR demandera son dossier médical. L'urgence dépendra également du développement des structures de santé dans la région concernée.
LAR est également souvent contactée pour des incidents moins graves, qui ne nécessiteront finalement pas de rapatriement:"il arrive régulièrement qu'on reçoive des appels, parce qu'un membre est dans un hôtel et il a un petit problème médical, l'enfant a de la fièvre, a vomi et il sait pas trop quoi faire, est-ce qu'il doit aller à l'hôpital ou pas. Donc là, on a toujours un professionnel médical, infirmier ou médecin, qui peut orienter, donner un conseil, rassurer. On reste en contact et souvent, au bout de quelques heures, la situation est calmée, les vacances peuvent continuer."
Les services de LAR sont gratuits pour ses 180.000 membres, mais d'autres personnes peuvent également en profiter, même s'il faudra ensuite régler la facture. La CNS ne rembourse cependant aucune partie de ces frais.