LuxembourgComment fonctionne la cohabitation avec des réfugiés ukrainiens?

RTL Infos
Ces dernières semaines, un certain nombre de groupes, qui proposent d'aider des réfugiés ukrainiens, sont apparus sur les réseaux sociaux.

De plus en plus de résidents accueillent de leur propre initiative des réfugiés à leur domicile ou mettent des logements à leur disposition. Mais comment fonctionne la cohabitation?

Sarah et Jean-Paul Haas de Flaxweiler n'ont pas hésité longtemps. Le pavillon des employés de leur centre équestre était libre. Leur vétérinaire, Edmond Meyers, a pris l'initiative d'organiser la répartition des réfugiés entre ses connaissances du milieu équestre. La famille Grygorenko habite chez eux depuis deux semaines. Ils ont tout de suite voulu donner un coup de main, explique Jean-Paul Haas.

"Ils ne sont pas des mendiants et ils ne veulent pas vivre à nos crochets. Ils ont demandé dès le deuxième jour s'ils pouvaient faire  quelque-chose. Ce sont des citadins qui n'avaient jamais vu une vache ou un cheval. Victor a dit qu'il voulait conduire le tracteur. Maintenant il s'exerce ... nous allons peut-être y parvenir."

Pour Daria et Victor, cela va de soi. Ne serait-ce que pour penser à autre chose. Leur univers est bouleversé. Ils doivent à présent s'habituer à une nouvelle normalité.

"Le premier jour, nous avons tout fait de travers, mais ça devient plus facile. Nous nous levons le matin et nous voyons ce que nous devons faire. Nous sommes très contents de pouvoir les aider et de leur faciliter ainsi un peu la vie."

Pour Sarah Haas, ils font déjà partie de la famille. Malgré tout, il faudrait être prudent quand on s'engage sur les réseaux sociaux. Etre solidaire, c'est bien, mais ce ne serait pas simple d'accueillir des inconnus dans sa maison.

"Je veux dire ici aux gens qu'ils doivent faire attention, car des personnes mal intentionnées peuvent également se trouver parmi les réfugiés. Dans l'autre sens aussi. Il y a des gens qui proposent quelque-chose et ils ne sont pas toujours très 'nets'."

Direction Bonnevoie. Alina a fui l'Ukraine avec son amie Elena. Son père a dû rester là-bas. Les deux jeunes filles habitent maintenant chez Deborah Donckel. Elles se sont bien acclimatées ces derniers jours, mais elles espèrent pouvoir rentrer chez elles un jour.

"Nous étions allées dans un foyer, mais là, tout était complet. En Pologne et en Allemagne aussi. Nous ne voulons pas déranger des personnes commeDeborah. Nous comprenons qu'elles aiment aider, mais nous ne pouvons pas en profiter trop longtemps."

Il s'agirait évidemment d'une situation étrange pour les deux parties. Il faut de la confiance mutuelle alors qu'il s'agit d'inconnus l'un pour l'autre. Deborah s'entend bien avec les deux jeunes filles. Une autre femme ukrainienne, qui était là avant elles, ne s'était pas sentie bien.

"Cette dame ne connaissait personne. Elle était très nerveuse, son fils était très nerveux ... c'est pourquoi ... je trouve bien que des gens accueillent des familles chez eux et je l'ai voulu aussi. Mais je n'étais pas préparée à leur situation. C'est bien qu'ils soient maintenant chez des amis à Trèves."

A son avis, le gouvernement serait trop sollicité. A l'heure actuelle, l'aide de bénévoles serait simplement plus directe. L'intérêt pour de telles crises s'estompe rapidement d'habitude.

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