
La députée souhaitait notamment savoir combien de prostitué(e)s avaient réussi à sortir de ce milieu depuis l'entrée en vigueur du Plan d'action national l'an dernier, et cela dans le contexte des protestations des riverains du quartier de la Gare de Luxembourg.
Dans sa réponse à la question parlementaire, la ministre Taina Bofferding souligne que la situation actuelle dans ce quartier n'est pas uniquement liée à la prostitution. Les problèmes sont multiples et ils exigent une collaboration entre la Ville de Luxembourg, la police, la justice et les services sociaux, ainsi qu'avec le "Dropin", un service de la Croix-Rouge, pour le volet prostitution.
Ce service, a été développé en collaboration avec le Plan d'action. Depuis le lancement du programme en octobre 2015, 15 personnes se sont portées candidates auprès des responsables pour sortir du milieu. Trois d'entre elles ne remplissaient pas les conditions pour commencer le programme. Cinq prostitué(e)s ont réussi à sortir durablement de ce milieu.
Cinq autres ont replongé dans la prostitution en cours de programme. Enfin, deux personnes suivent actuellement le programme Exit, destiné à les aider à trouver un travail et éventuellement un logement.
La ministre réaffirme qu'il n'est pas facile de sortir de ce milieu, car il faut être prêt à prendre une nouvelle direction dans sa vie. Il n'est pas toujours aisé de ramener ces personnes sur le marché du travail à travers le programme Exit à cause de difficultés linguistiques ou de différences culturelles. Des projets existants à l'étranger, en France par exemple, sont confrontés à des problèmes analogues.
Le Plan d'action national a cependant contribué à ce qu'il y ait moins de prostitution dans les rues du quartier de Gare, et cela notamment grâce à l'intensification du Streetwork "Indoor" et "Outdoor". Ce programme va bientôt être restructuré afin d'informer encore davantage le public sur les services du Dropin.