Absence de transats disponibles Cette situation est aussi réglementée par le droit luxembourgeois

Bob Konsbruck
adapté pour RTL Infos
La justice allemande a récemment condamné le géant du tourisme TUI à rembourser près de 1.000 euros à un vacancier allemand qui s'était plaint de voir tous les transats de son hôtel systématiquement monopolisés par d'autres clients.
© Roberto Nickson on Unsplash

Maître Jean‑Jacques Schonckert a apporté des précisions sur RTL.

L’image est familière pour presque tout le monde : déjà très tôt le matin, les transats à la piscine ou sur la plage sont “réservés” avec des serviettes.
Ceux qui ne se lèvent pas aux aurores repartent souvent bredouilles. Mais cela peut avoir des conséquences juridiques.

Un jugement récent en Allemagne a fait la une de nombreux médias : un homme qui avait réservé un voyage tout compris pour plus de 7.000 euros sur l’île de Kos a obtenu environ 1.000 euros de remboursement. La raison ? Aucun transat n’était disponible, car ils étaient déjà bloqués dès 6h du matin. Le tribunal a considéré cela comme un défaut d'exécution du contrat de voyage.

Cette situation est également réglementée par le droit luxembourgeois. Selon le Code de la consommation, c’est le tour-opérateur qui est responsable du bon déroulement du séjour tel qu’il a été proposé. Autrement dit, ce n’est pas l’hôtel, mais l’organisateur du voyage qui doit réagir en cas de problème.

Concrètement, cela signifie que si les clients sur place n’ont pas une possibilité équitable d’obtenir un transat, par exemple parce que tout est constamment réservé, l’opérateur doit intervenir. S’il ne le fait pas, cela peut être considéré comme un manquement.

Combien peut-on récupérer ?

Dans de tels cas, les vacanciers peuvent demander une indemnisation pour "privation de jouissance des vacances". À titre indicatif, la pratique prévoit parfois jusqu’à 15 % du prix du voyage.

Important : rassembler des preuves

  • Signaler les problèmes sur place (aux guides ou à la réception)
  • Prendre des photos et documenter la situation
  • Après le retour, envoyer une réclamation écrite au tour-opérateur. Celui-ci doit ensuite répondre dans un certain délai (généralement environ trois mois).

Ne pas être soi-même en faute

Il est également important de noter que celui qui réserve lui-même des transats aura du mal à se plaindre par la suite. Une indemnisation n’est possible que si l’on n’a pas contribué soi-même à la situation.

Conclusion

Les réservations de transats au moyen de serviettes à la piscine ne sont pas seulement une tendance agaçante, elles peuvent aussi avoir des conséquences juridiques. Comme le montre le jugement, les personnes concernées peuvent effectivement obtenir un dédommagement si leurs vacances sont fortement affectées par de telles pratiques.

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