
Maître Jean‑Jacques Schonckert a apporté des précisions sur RTL.
L’image est familière pour presque tout le monde : déjà très tôt le matin, les transats à la piscine ou sur la plage sont “réservés” avec des serviettes.
Ceux qui ne se lèvent pas aux aurores repartent souvent bredouilles. Mais cela peut avoir des conséquences juridiques.
Un jugement récent en Allemagne a fait la une de nombreux médias : un homme qui avait réservé un voyage tout compris pour plus de 7.000 euros sur l’île de Kos a obtenu environ 1.000 euros de remboursement. La raison ? Aucun transat n’était disponible, car ils étaient déjà bloqués dès 6h du matin. Le tribunal a considéré cela comme un défaut d'exécution du contrat de voyage.
Cette situation est également réglementée par le droit luxembourgeois. Selon le Code de la consommation, c’est le tour-opérateur qui est responsable du bon déroulement du séjour tel qu’il a été proposé. Autrement dit, ce n’est pas l’hôtel, mais l’organisateur du voyage qui doit réagir en cas de problème.
Concrètement, cela signifie que si les clients sur place n’ont pas une possibilité équitable d’obtenir un transat, par exemple parce que tout est constamment réservé, l’opérateur doit intervenir. S’il ne le fait pas, cela peut être considéré comme un manquement.
Dans de tels cas, les vacanciers peuvent demander une indemnisation pour "privation de jouissance des vacances". À titre indicatif, la pratique prévoit parfois jusqu’à 15 % du prix du voyage.
Il est également important de noter que celui qui réserve lui-même des transats aura du mal à se plaindre par la suite. Une indemnisation n’est possible que si l’on n’a pas contribué soi-même à la situation.
Les réservations de transats au moyen de serviettes à la piscine ne sont pas seulement une tendance agaçante, elles peuvent aussi avoir des conséquences juridiques. Comme le montre le jugement, les personnes concernées peuvent effectivement obtenir un dédommagement si leurs vacances sont fortement affectées par de telles pratiques.