
“Il n’est rien arrivé à personne” a d’emblée rassuré le directeur général de Luxair, Gilles Feith, invité du journal de RTL Télé jeudi. Comme Luxair l’avait signalé peu avant 17h, un avion de Havilland Q400 a dû effectuer un atterrissage d’urgence à Nice jeudi après-midi. Le vol LG8255, reliant le Findel à Nice, a dû se poser en urgence.
Le patron de Luxair a commencé par s’excuser auprès des 74 passagers qui se trouvaient à bord et qui ont eu une très grosse frayeur comme le rapportent nos confrères de Nice Matin. Le journal a recueilli le témoignage d’une passagère de Nancy qui eu ces mots: “Certains pleuraient, d’autres priaient. On a eu très peur. On a tous eu très peur”.
“Ce qu’ils ont vécu était une situation hors du commun”, a reconnu au micro de RTL Gilles Feith, rajoutant: “Je suis vraiment désolé qu’ils aient dû vivre cela”. Assurant que Luxair endossera ses responsabilités.
Gilles Feith a expliqué que durant la première phase d’approche de l’avion à hélices, un capteur a indiqué “que le train d’atterrissage droit n’était pas verrouillé”. L’équipage a alors immédiatement procédé à une vérification pour identifier le problème. Après avoir décidé d’atterrir, “le moteur droit a évidemment été coupé” et “les passagers ont dû se mettre en position de sécurité”.
Dans l’avion “c’était une situation de stress” pour les passagers, reconnaît le directeur général. L’équipage formé de quatre personnes lui a rapporté que “le calme des passagers” est resté de mise. “Tout s’est très bien déroulé. Les passagers ont quitté l’avion sur la piste d’atterrissage, ce qui est inhabituel, et ont été conduits au terminal, où un soutien psychologique était proposé à ceux qui le souhaitaient. Certains passagers ont d’ailleurs bénéficié de ce service”.
Luxair part du principe que la cause de l’atterrissage d’urgence était un problème de capteur “défectueux”, “car après l’atterrissage, son voyant était vert et il était bloqué”. Sans précautions, “le train d’atterrissage aurait pu se briser, faute d’avoir été correctement serré”. Cela aurait endommagé l’appareil, et, dans le pire des cas, des passagers auraient été blessés mais ce “n’est pas un scénario avec un risque mortel”, assure le Gilles Feith, en argumentant que “les avions sont construits pour pouvoir atterrir sur le ventre”.
Luxair a dépêché un mécanicien et deux auditeurs sur place afin de procéder à une analyse approfondie. L’équipage est rentré à Luxembourg jeudi soir et une réunion a eu lieu avec lui “pour tout analyser dans le détail”.
L’avion en cause a douze ans et à fait l’objet d’un “contrôle C détaillé” en décembre 2025. Le fait que le capteur ne fonctionne pas “ça peut arriver” et c’est la raison pour laquelle “toutes les mesures de sécurité sont prises”, a conclu Gilles Feith.