Où mieux rompre avec les stéréotypes que sur un chantier? Dans le cadre de la Journée mondiale des droits des femmes, une équipe de RTL a accompagné trois femmes qui travaillent au quotidien entre béton et pelles mécaniques.
Sandra Pacheco a 32 ans et elle est mère de deux fillettes. Elle travaille depuis 18 mois pour une entreprise de construction et conduit un camion. Un changement radical de carrière, qui suscite l’étonnement chez beaucoup.
Auparavant la jeune femme était employée durant dix ans ans dans une entreprise de nettoyage. “J’aime mon travail plus que tout et je ne veux plus jamais en changer. Nous les femmes, nous pouvons tout faire. Et nous ne devons pas hésiter à travailler sur un chantier. J’adore être conductrice de camion.”
Estelle Rongvaux, 26 ans travaille aussi depuis quatre ans sur et autour des chantiers. Après ses études, elle a immédiatement été embauchée comme conductrice de travaux. “Le matin, quand je vais au travail, je ne me suis jamais demandé si quelqu’un sur le chantier ne voudra peut-être pas me parler parce que je suis une femme. Je n’ai jamais de telles pensées. J’ai en effet ressenti le besoin de faire mes preuves, car j’étais encore jeune quand j’ai commencé dans l’entreprise”, explique Estelle.
Ses tâches consistent notamment à contrôler si les calendriers sont tenus, si les travaux avancent et si les mesures de sécurité sont respectées sur le chantier. Estelle n’est pas la seule conductrice de travaux dans son entreprise: “Il n’y a pas encore tellement de femmes qui travaillent dans le secteur du bâtiment, mais il y en a de plus en plus. Je me suis toujours sentie respectée et je pense aussi que mes collègues de travail masculins sont contents de travailler avec moi.”
C’est très spectaculaire: Manon Redonnet travaille perchée à 60 mètres de hauteur. Agée de 32 ans, la jeune femme est embauchée depuis un an dans une entreprise de construction, où elle est grutière.
“Je ne connais aucune autre conductrice de grue au Luxembourg, en France, si.” La jeune femme a suivi une formation en France, où elle a travaillé deux ans en tant que grutière.
Avant, Manon exerçait dans la restauration. “Là aussi, je travaillais avec des hommes et c’était ok. Bien sûr, la construction, c’est encore autre chose. Et au début, j’ai aussi dû entendre quelques remarques venues d’hommes. Mais au bout d’un moment, ça s’est calmé, et ils m’acceptent et me respectent parce que je fais bien mon travail. En tant que femme, vous devez avoir un fort caractère si vous voulez travailler dans le bâtiment.”