
Comme il l'est précisé sur le site de la Chambre des députés, la nouvelle loi prévoit "une augmentation du bonus de remplacement de 30% à 50% pour le remplacement de chaudières alimentées au combustible fossile ou de systèmes de chauffage électrique par des solutions plus écoénergétiques", mais aussi un supplément de 25% aux aides pour les installations photovoltaïques "si les bénéficiaires optent pour l'autoconsommation ou rejoignent une communauté énergétique," et un supplément de 25% pour les projets d'assainissement énergétique durable.
La loi sur le régime d'aides financières "Klimabonus Wunnen" visant "la promotion de la durabilité, de l'utilisation rationnelle de l'énergie et des énergies renouvelables dans le domaine du logement", a expiré fin décembre.
Avec le vote du projet de loi précité, certaines aides dites "top-up" sont donc désormais prolongées jusqu'au 30 juin 2024, Elles le seront ensuite à nouveau pour trois mois jusqu'au 30 septembre, a souligné le ministre de l'Environnement, Serge Wilmes. Puis un nouveau régime entrera en vigueur à partir du 1er octobre.
C'est surtout la manière de communiquer du gouvernement qui a suscité des discussions parmi les députés. Même si à l’exception d’un seul, tous les élus ont voté rétroactivement la loi amendée, la façon de procéder a irrité certains d'entre eux. Claire Delcourt a ainsi indiqué que le LSAP a eu relativement tôt des doutes quant à savoir si un délai de six mois était suffisant pour la mise en place d'un nouveau régime. Cependant une motion visant à prolonger le projet de loi a été rejetée par la majorité.
"Grosse surprise, trois semaines plus tard, le Premier ministre a pu présenter en détail le nouveau régime Klimabonus, qui doit s'appliquer le 1er octobre 2024. Que le ministre de l'Environnement ait gentiment voulu laisser le plaisir au Premier ministre d'annoncer cette nouvelle ou que le gouvernement n'ait pas été sûr de sa ligne jusqu'au dernier moment, peu importe."
David Wagner, élu de déi Lénk, critique aussi la façon dont le gouvernement procède en faisant voter par la Chambre des mesures déjà appliquées depuis six mois.
"La Chambre doit simplement donner son feu vert, sinon les gens à l'extérieur penseront que nous sommes un peu bizarres ici. Et cela a peut-être aussi à voir avec le fait (...) que nous avons un gouvernement qui ne nous prend pas très au sérieux et fait aussi tout pour."
Le ministre de l'Environnement, Serge Wilmes, a souligné que la Chambre avait été informée lors du discours sur l'état de la nation. Sam Tanson des Verts s'est opposée à cette forme de politique d'information.
"Nous ne sommes pas ici à une réunion d’information. Nous sommes ici pour contrôler le gouvernement. Nous ne pouvons pas faire cela, si nous sommes seulement informés. Lors de l'état de la nation, des douzaines de question ont été posées. Il n'y a pas eu de réponse."
Que Serge Wilmes prétende qu'on ne lui a pas demandé de venir en commission, est faux et insultant, a-t-elle ajouté.
En séance, les élus pirates ont proposé le vote de trois amendements figurant sur une note manuscrite, qui auraient permis une prolongation immédiate des primes jusqu'à fin septembre. Mais ceux-ci ont été rejetés par la majorité.