
La ministre de la Santé, Paulette Lenert, a présenté jeudi matin la deuxième phase du dépistage à grande échelle. Les capacités de tests dans les huit stations que compte encore le pays, seront aménagées de manière très flexible, avec l'objectif de découvrir en permanence où le virus est actif. Il s'agit de contrôler, de suivre et de maintenir les infections à un niveau très bas, a affirmé Paulette Lenert.
C'est également ce jeudi qu'a été présentée l'équipe mobile, qui peut intervenir quand des infections sont signalées dans une entreprise, une maison de retraite ... Il s'agit d'un bus aménagé qui accueille quatre équipes de dépistage.

Dans cette deuxième phase, peu de choses changent dans la pratique. Les résidents ciblés reçoivent par courrier une invitation à aller se faire tester, avec laquelle ils peuvent prendre un rendez-vous en ligne. A ce propos, la ministre de la Santé a appelé les résidents à ne pas stocker ces bons pour les utiliser seulement quand cela les arrange. Leur durée de validité ne dépasse pas deux semaines.
Dépister reste important, même si on trouve peu de personnes infectées, cela signifie que les autres mesures sanitaires sont efficaces, a argumenté Paulette Lenert. Le coût de cette deuxième phase de dépistage à grande échelle est estimé à 60 millions d'euros.
53.000 tests pourront être effectués chaque semaine durant cette deuxième phase qui durera jusqu'en mars 2021.
Dans cette deuxième phase, tout test qui peut nous permettre d'en apprendre plus sur le virus, sera réalisé. Des tests de détection des anticorps avaient déjà été pratiqués pour l'étude ConVince. Ils vont être pratiqués plus largement cet automne. Selon Paulette Lenert, chaque semaine, de nouvelles personnes seront contactées pour effectuer un test sérologique. Ces tests sanguins seront un autre pilier important de la stratégie luxembourgeoise de lutte contre le virus.
L'étude ConVince a permis aux chercheurs de découvrir que très peu de résidents avaient des anticorps du coronavirus.
Des campagnes de tests ont notamment visé le secteur Horesca, le personnel enseignant et les élèves avant la rentrée et les voyageurs de retour de vacances.
Le résultat a été rassurant, selon Paulette Lenert. Après le congé collectif, 5.000 salariés du bâtiment ont été dépistés. Seuls sept ont été testés positifs au Covid.
1.200 tests ont été réalisés dans le secteur du nettoyage, avec un taux de positivité de 0,13%.
50% des élèves sont allés se faire dépister avant la rentrée. Là aussi, le taux de positivité s'est avéré très bas, à 0,06%. Donc pas de gros risque dans le contexte de la rentrée scolaire, résume la ministre de la Santé.
Deux tiers des enseignants se sont fait tester avec pour résultat, un taux de positivité de 0,08%.
Dans le secteur de la santé et des soins à la personne, 42% des employés ont subi un test, là aussi avec un taux de positivité de 0,08%. Donc pas de risque particulier, assure la ministre.
53.000 personnes se sont fait tester au retour de l'étranger. Mais pour celles-ci, la ministre ne peut pas préciser le nombre de cas positifs, car les résultats de ces tests sont allés alimenter les statistiques du dépistage à grande échelle.