
Le gouvernement garde sa ligne directrice. C'est, peu ou prou, ce qu'il faut retenir de l'allocution de Xavier Bettel et Paulette Lenert.
Réuni ce mercredi matin en Conseil, le gouvernement note qu'il y a "une hausse des contaminations au Luxembourg ainsi que dans d'autres pays européens" mais ne s'inquiète pas outre mesure. "La "vie normale" a repris" avance Xavier Bettel pour justifier la situation actuelle. "On parle de répétitions, d'activités sportives, les cours à l'école, les sorties entre amis ou en famille... Le retour des vacances a aussi été un des facteurs de l'augmentation des contaminations (environ 1/3, ndlr)."
D'après les données du gouvernement, c'est au sein de la sphère privée que le virus circule le plus. Au point de faire du Luxembourg le 4e pays en termes de contaminations, avec une moyenne d'âge calculée à 34 ans environ. Une situation qui n'est pas "idéale" mais qui reste sous contrôle. "Nous surveillons aussi le nombre de personnes à l'hôpital et en soins intensifs. C'est le chiffre le plus important et aujourd'hui, il n'y a aucun problème à ce niveau." Selon Paulette Lenert, il n'y a même "aucune raison de paniquer", les soins intensifs étant peu mis à contribution.
C'est là toute la nuance de la lutte contre le virus: le but est de ralentir sa propagation, pas de le faire disparaître. Avec le vote récent de la nouvelle loi Covid, le gouvernement ne compte ni alléger ni renforcer les restrictions sanitaires, qu'il juge adaptées: "Nous avons des demandes d'allègement des mesures mais c'est encore trop tôt pour prendre cette décision."
Le gouvernement a toutefois confirmé qu'il disposait toujours des chiffres des contaminations des frontaliers, mais qu'il ne souhaitait plus les publier. "Je peux vous dire qu'il n'y a rien d'inquiétant" a voulu rassurer la ministre de la Santé.