Gilles Roth"Ce que les salariés doivent obtenir, ils l'ont déjà préfinancé"

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Mardi matin, l'adaptation du barème d'imposition à l'inflation a été l'un des thèmes abordés dans l'émission de RTL "L'invité de la rédaction".

"S'il n'y a pas d'adaptation du barème d'impôt à l'inflation, c'est une hausse d'impôt déguisée", a déclaré Gilles Roth, le co-président du groupe parlementaire CSV mardi sur RTL.

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Il ne serait pas correct de dire qu'une adaptation du barème d'imposition à l'inflation, ne serait pas responsable, comme l'a fait la ministre des Finances lundi dans une interview à RTL. "Il serait irresponsable de donner moins de pouvoir d'achat aux contribuables en augmentant les impôts." Car si le barème d'impôt n'est pas adapté, il s'agirait d'une hausse d'impôt et ce serait un mauvais signal. "Les ménages auraient des frais plus élevés et il faudrait les soulager fiscalement."

Une adaptation du barème d'imposition à l'inflation ne coûterait pas non plus davantage qu'un milliard, comme l'a déclaré la ministre libérale, mais 600 millions d'euros. S'il y a 500 millions, il devrait aussi y avoir les 100 millions d'euros supplémentaires, pense Gilles Roth.

Les contribuables payeraient trop d'impôts. Avec un revenu annuel de 45.000 euros, qu'il faudrait taxer, on serait au taux d'imposition le plus élevé de 40%. Si vous gagnez 5.000 euros bruts et que vous recevez, par exemple, 100 euros de plus en salaire, l'État en toucherait 40 euros. Ce serait trop. Aller travailler devrait en valoir la peine.

Avec la non-adaptation des index, les salariés auraient préfinancé ce qu'ils devraient recevoir. "Avec chaque non-adaptation du barème d'impôt, l'Etat aurait reçu entre 275 et 300 millions d'euros supplémentaires. Ce qui correspondrait à 1,8 milliard pour six index."

"Les crédits d'impôt énergie", par exemple, "seraient une aide financière limitée dans le temps, et une goutte d'eau dans l'océan." Une adaptation du barème d'imposition serait en revanche une aide structurelle à long terme, qui serait également prévisible. Le CSV serait clairement favorable au dialogue social, a ajouté Gilles Roth. L'index en ferait partie et c'est pourquoi il devrait être payé. Il faudrait cependant aider ponctuellement les entreprises si les tranches indiciaires sont trop nombreuses et que cela les met en difficulté.

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