
La troisième phase du dépistage à grande échelle (Large Scale Testing) ne serait pas remise en question, selon le président de la Commission, Mars Di Bartolomeo. Mais les députés ont convenu mardi matin que cela ne fonctionnait que si suffisamment de gens y participaient. Lors des deux premières phases, un tiers des personnes ont effectivement accepté leur invitation. Il reste donc de la marge. Pour Marc Baum, député déi Lénk, il faudrait que soit réalisée une évaluation complète pour déterminer pourquoi de nombreuses personnes ne vont pas au dépistage à grande échelle.
C'est fondamentalement un bon concept et c'est pourquoi la Gauche a voté les deux premières phases du Large Scale Testing. Mais le concept repose avant tout sur la recherche des contacts à risque afin d'éviter de nouvelles infections. Nous avons ainsi vu cet automne que le traçage ne suivait pas quand les nouvelles infections augmentaient rapidement et de manière significative. C'est pour cette raison qu'il serait temps à présent d'adapter la stratégie et de prévoir davantage de flexibilité, selon Marc Baum.
Le gouvernement a assuré à la Commission que les capacités des équipes de traçage avaient été accrues. Jusqu'à 400 nouveaux cas par jour peuvent être suivis. Les nouvelles infections sont actuellement à un niveau encore bas, mais il faut malgré tout prévoir afin de pouvoir réagir à une éventuelle nouvelle vague. Dans ce cas, il faudrait reconsidérer le dépistage à grande échelle, qui coûte beaucoup de capacités.
Autre thème abordé mardi par en Commission: les tests rapides. Là aussi, un certain nombre de questions restent en suspens, selon le président de la Commission, Mars Di Bartolomeo.
Nous disposons déjà d'un million de ces tests rapides et il n'y aura donc pas de pénurie. Mais les détails sur la manière et les lieux où ces tests doivent être utilisés, doivent encore être soigneusement examinés. Les tests rapides impliquent en effet des tests antigéniques, qui doivent encore être effectués par un professionnel de santé, et donc, si de tels tests peuvent être vendus en pharmacie, par exemple, il reste à savoir où ils doivent être réalisés. Dans la pharmacie-même, ce ne serait pas toujours possible. Nous voudrions aussi éviter que les pharmacies soient ainsi transformées en une sorte de hotspot. De plus, il faut mettre en place une bonne campagne d'information, selon Mars Di Bartolomeo, afin que les tests rapides n'apportent pas une fausse sécurité. C'est toujours un mix entre les gestes barrières, le dépistage à grande échelle et les nouveaux tests rapides qui doit être envisagé pour sortir de cette crise.