
Les enfants de frontaliers sont-ils discriminés en matière d'attribution des bourses d'études? La question a fait couler beaucoup d'encre au Luxembourg.
C'est finalement la Cour de justice de l'Union européenne qui a tranché en juillet dernier: jugeant que les conditions actuelles sont trop restrictives et contreviennent au droit européen, elle a donné tort à l'État luxembourgeois qui refusait d'octroyer une bourse à un fils de frontalier.
Résultat, un assouplissement des critères d'attribution de ces bourses a été annoncé. Ce jeudi après-midi, les députés devront donc passer au vote le projet de loi réglant l’accès aux aides financières pour les étudiants non-résidents.
Aujourd'hui, les parents doivent notamment justifier d’une activité professionnelle au Luxembourg pendant 5 ans sur une période de 7 ans précédent la demande d’aide. Le nouveau texte propose d'augmenter la période de référence, qui passe de 7 à 10 ans, tout en conservant le critère des 5 ans d’activité au Luxembourg sur la période en question.
En plus de ce changement, deux nouvelles possibilités sont envisagées pour être éligible :
Quelques chiffres: les aides financières aux étudiants non-résidents ont concerné 11.410 étudiants (sur 29.499 aides accordées au total) sur la période 2018/2019, pour un montant s’élevant à 28.6 millions d'euros pour les bourses, et 133.1 millions d'euros de prêts. Des chiffres qui devraient donc sensiblement augmenter avec cette nouvelle loi.