Après Rabat et Casablanca, les participants à la mission économique ont rejoint en TGV Tanger, où il a surtout été question de logistique.
Casablanca, la capitale économique du Maroc, et Tanger, le plus grand port d'Afrique, ne sont plus qu'à deux heures de distance depuis novembre 2018, grâce à une ligne ferroviaire à grande vitesse. Les Marocains sont fiers de leur réseau ferroviaire moderne, précise le ministre de l'Economie, Etienne Schneider:
"Le Maroc est un pays qui a beaucoup investi dans ses infrastructures ces 20 dernières années et qui a encore de nombreux nouveaux projets. Et tout cela aide évidemment à développer une économie."
Le port Tanger-Méditerranée, Tanger Med comme on dit, est la plateforme logistique par excellence. A Tanger, seuls 14 kilomètres séparent les continents africain et européen. Le "Hub" marocain et luxembourgeois va les connecter de manière multimodale. Daniel Liebermann, en charge de la logistique au ministère de l'Economie, explique à quoi cela pourrait ressembler:
"Cela signifie d'abord en gros la connexion par bateaux entre Tanger et, soit Marseille, soit Barcelone, et à partir de là, les conteneurs de marchandises seront chargés sur des trains (pour être acheminés) à Bettembourg ou plus loin, de sorte que tout le réseau des CFL peut être utilisé."
La logistique et la digitalisation étaient au centre de la mission de trois jours présidée par le Grand-Duc héritier Guillaume. Il en tire un bilan positif:
"Ce que nous avons vu là, dans ces deux sphères, que ce soit dans la logistique ou la numérisation, est formidable. La politique a tout intérêt à encourager ces choses et je pense que ce sont aussi un peu les intérêts que nous encourageons au Luxembourg. Je pense que là, nous pouvons collaborer étroitement."
Un "Luxembourg Trade and Investment Office" va être créé au Maroc, a annoncé mercredi à Tanger le ministre luxembourgeois de l'Economie, Etienne Schneider. L'objectif est de soutenir les entreprises luxembourgeoises qui veulent faire des affaires au Maroc:
"Je pense qu'ouvrir un tel LTIO, est une initiative qui montre que c'est sérieux pour nous. Qui montre à nos hommes d'affaires que c'est sérieux pour nous, mais qui montre aussi au gouvernement marocain que c'est sérieux pour nous. Et je pense que cela ne sera que le début d'un développement, qui fera certainement de très nombreux progrès dans les prochaines années et qui offrira de nombreuses opportunités à nos entreprises, et aussi aux entreprises marocaines qui veulent collaborer avec le Luxembourg."Le Luxembourg dispose déjà d'un LTIO à San Francisco, en Israël et au Japon, entre autres. Casablanca est la neuvième ville dans laquelle le Grand-Duché va implanter un tel bureau.
Mercredi, il a encore été décidé avec le gouvernement marocain de mettre en place une Commission mixte afin d'institutionnaliser la collaboration entre les deux pays.