Après des entrevues à deux partenaires mardi au château de Senningen, les partenaires sociaux se sont retrouvés autour de la même table ce vendredi matin à 10h00 dans le cadre de la tripartite.
Après plus de quatre heures de discussions, les partenaires sociaux ont quitté la table vers 14h30 pour discuter en interne des propositions mises sur la table par le gouvernement. Ils sont revenus après une heure.
En début de soirée, après plus de 8 heures de discussion, un accord a été trouvé.
Comme prévu finalement depuis cette semaine, la fiscalité était au centre des discussions avec l'adaptation du barème d'imposition aux tranches indiciaires. Les syndicats en réclamaient 8 (les six derniers et les deux prévus en 2023), le gouvernement aura finalement donné son accord pour 2,5 tranches, à partir de l'année prochaine.
Les participants à la tripartite se sont également mis d'accord sur un crédit d'impôt pour cette année, il sera appliqué rétroactivement au 1er janvier.
Le gouvernement a également confirmé la garantie des index qui pourraient tomber en 2024, sans oublier la compensation par l'État de l'index prévu à la fin de cette année, jusqu'en janvier 2024.
Enfin, alors qu'il devait se terminer cette année au mois d'avril, les boucliers tarifaires sur les prix de l'énergie seront bien prolongés jusqu'en 2024.
Ces propositions ont été validées par les directions, devra encore obtenir l'aval des bases militantes des syndicats.
Le gouvernement DP-LSAP-Les Verts a mis différentes propositions sur la table qui concernent aussi bien la suppression progressive des aides financières liées à l'énergie, que la compensation d'une tranche indiciaire en faveur du patronat et que l'indexation du barème d'impôt revendiqué par l'OGBL.
Selon les sources de RTL, l'offre présentée par le Premier ministre au nom du gouvernement comprendrait, entre autres, la prolongation des mesures d'aides énergétiques durant trois mois et la prise en compte de deux tranches indiciaires pour le barème d'impôt au cours de l'année fiscale 2023. Et entre 2,5 et 3 tranches pour l'année prochaine. Chaque adaptation représenterait un manque à gagner de 120 millions d'euros en recettes fiscales pour les caisses de l'État.
Nora Back, présidente de l'OGBL, a confié sur place à RTL que son syndicat réclame que quatre tranches indiciaires soient prises en compte. Invitée au micro de RTL avant le démarrage de la tripartite, Nora Back a expliqué que "depuis 2017 et jusqu'à la fin de cette année, nous aurons vécu huit augmentations d'impôt. C'est énorme!" Car après chaque nouvel indexation des salaires, "des 2,5% brut de salaire supplémentaire, il ne reste que 1,7 à 1,75% net."
Une autre mesure proposée qui est sur la table des négociations est de faire passer le montant pour pouvoir bénéficier du crédit d'impôt sur les actes notariés (le "Bëllegen Akt") de 20.000 € à 30.000 €. C'était une revendication du CSV et une mesure à laquelle le ministre du Logement, Henri Kox, s'était dit favorable il y a quelques jours.
Les négociations se déroulent à huis clos. Si elles aboutissent à un accord, une conférence de presse sera organisée à l'issue des discussions.
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