
Selon Guill Kaempff, aucune faillite n'a été signalée sur le territoire de Luxembourg-Ville. Il a néanmoins précisé que plusieurs magasins, surtout ceux appartenant à de grandes chaînes, ont résilié leur bail. L'entrepreneur regrette le manque d'actions conséquentes du gouvernement afin d'aider le commerce au niveau des loyers. Selon le président de l'Union commerciale, le secteur commercial de Luxembourg-Ville a déjà changé de face en quelques mois.
Guill Kaempff espère que le gouvernement maintiendra les mesures prises dans le cadre du chômage partiel jusqu'à la fin de l'année. Selon lui, ces mesures pourraient être reconduites de manière échelonnée. Grâce au chômage partiel, l'Etat peut verser le salaire intégral des employés et jusqu'à 2,5 fois le salaire minimum aux sociétés impactées par une fermeture forcée.
La situation devient plus compliquée lorsque l'entreprise peut rouvrir mais sans pour autant rappeler l'ensemble de ses employés. Le chômage partiel n'est plus accordé mais tous les salaires doivent encore être payés. Le président de l'Union commerciale de Luxembourg-Ville a d'ailleurs posé une question dans ce sens au ministre du Travail Dan Kersch: préfère-t-il avoir les citoyens au chômage partiel ou au chômage définitif ?
De nombreuses boutiques peuvent rouvrir à partir du 11 mai, avec quelques exceptions et en respectant des mesures de sécurité inédites. Selon l'Union commerciale, les clients ne vont pas tous venir le premier jour. Son président répète en tout cas que la sécurité des clients est clairement garantie lors de leur shopping dans la capitale.