Double meurtreAnalyses des données téléphoniques: "Je suis vraiment dans la merde"

RTL Infos
Dans le cadre d'une affaire de double meurtre au Luxembourg, des conversations téléphoniques ont été dévoilées jeudi soir au tribunal.

L'accusé principal n'était pas présent à la séance de jeudi au tribunal de Luxembourg-Ville dans l'affaire du double meurtre en novembre 2016 au Schléiwenhaff et au Fräiheetsbam. Il a été retrouvé dans sa cellule après avoir fait un malaise et a été présenté à un docteur, comme l'a expliqué un représentant du parquet. Il devrait en principe être à nouveau présent vendredi.

Malgré cette absence, l'enquêteur de la police judiciaire a continué son analyse des données cellulaires des deux hommes. Dans le cadre du premier meurtre, l'accusé principal aurait utilisé son téléphone professionnel pour envoyer un message contenant la photo d'un pantalon tâché de sang à un autre individu.

Le texte accompagnant le cliché a également été lu: "Je suis vraiment dans la merde, c'est d'une gravité brutale ! (...) Il ne s'agit pas de mon sang ! Tu es donc déjà au courant d'un noir qui s'est fait tirer dessus à Leudelange!? Tu sais donc de quoi nous allons parler demain !" Un énoncé auquel la président du tribunal a ajouté que la deuxième victime était encore vivante à ce moment.

Concernant le téléphone portable du deuxième accusé, un appel aurait été effectué depuis cet appareil environ une heure après la mort de la première victime. L'enquêteur précise que le jeune homme n'était pas vraiment remonté. La présidente précise qu'"ils ont un comportement relativement normal, comme si de rien n'était !" Elle a également demandé au deuxième accusé s'il avait bien reçu un message du premier accusé lui demandant s'il "avait envie d'aller tuer quelqu'un, ou un truc du genre ?". Ce à quoi il a répondu "ne pas avoir reçu un tel message".

L'enquêteur a également réagi à la déposition d'une amie du deuxième accusé. Cette connaissance, une prostituée, a parlé lors de son audition d'une petite voiture plus ancienne de marque allemande qui serait passée près d'elle à la gare le soir des faits. Le chauffeur, qui était chauve, aurait montré des signes d'intérêt à son égard. Selon ses dires, elle n'aurait jamais vu cet homme auparavant. Elle n'a d'ailleurs pas reconnu l'accusé principal lorsque les enquêteurs lui ont montré une photo de lui.

Le procès continuera vendredi.

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