
Alors que l'investissement privé dans la construction de logements est freiné par la hausse des taux d'intérêt, le ministère du Logement souhaite, en collaboration avec le ministère des Finances, racheter des projets privés. "Rien n'est encore décidé, mais il serait question de projets pour un volume de 600 millions d'euros" et de "premiers résultats seraient attendus fin mai", a déclaré le ministre du Logement jeudi matin sur RTL.
Henri Kox a expliqué que des experts des deux ministères examinent actuellement ces projets de manière très détaillée. Il faudrait certes agir vite dans la situation actuelle, afin d'éviter un recul de la quantité de logements construits, selon le ministre, qui a affirmé dans un même souffle qu'il fallait "se laisser le temps nécessaire, car l'argent des contribuables ne pourrait être utilisé pour payer des plus-values" à des spéculateurs.
Le cahier des charges, qui s'applique aux promoteurs publics, serait également appliqué aux acquisitions envisagées, et cela, dans l'intérêt général. Le ministre vert a "trouvé bonne aussi l'idée d'un appel d'offres" pour des projets à des prix raisonnables et a déclaré que cela se ferait également, "mais que cela ne pourrait pas être réalisé actuellement."
Le renforcement du rôle de l'Etat, que souhaite Henri Kox sur le marché du logement, serait aussi, selon lui, un soutien au secteur de la construction et à l'artisanat. Par conséquent, le ministre du Logement a balayé les revendications du secteur immobilier et du CSV en faveur de mesures qui stimuleraient l'investissement privé.
Il serait important, particulièrement maintenant, de protéger principalement les locataires et c'est pourquoi Henri Kox a continué de défendre la réforme de la loi sur les loyers telle qu'il la propose. En effet, "avec la loi actuelle, le plafonnement des loyers ne fonctionnerait pas."