Accueil des réfugiésAcclimater les enfants qui viennent d'Ukraine avant de les scolariser

RTL Infos
Depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, entre 700 et 800 enfants en âge d'être scolarisés, sont arrivés au Luxembourg.

Ce chiffre va cependant certainement encore augmenter, a dit le ministre de l'Education, Claude Meisch, dans une interview accordée à  RTL. À quoi doit et à quoi peut ressembler la scolarisation de ces enfants au Luxembourg ? Et dans quelle langue cela doit-il se passer ?

Il serait important qu'avant tout, les enfants et les adolescents arrivés au Luxembourg ces derniers jours aient le temps d'être à nouveau des enfants ou des adolescents et d'assimiler ce qu'ils ont vécu, affirme Claude Meisch. La situation serait difficile à évaluer, mais des capacités seraient créées à tous les niveaux dans les classes d'accueil. La situation individuelle des enfants serait cependant aussi très différente:

"En règle générale, c'est un autre alphabet et une autre écriture qui sont écrits en Ukraine. Certains connaissent aussi l'anglais, parfois même très bien, ce qui change cependant en fonction de l'âge et de la région d'où ils viennent. Et en conséquence, nous devons être flexibles avec nos offres."

Les écoles fondamentales et les lycées seraient visés, mais surtout les écoles publiques internationales:

"Car elles peuvent aussi faire un programme qui est davantage basé sur l'anglais. Mais nous sommes également en contact avec des personnes qui sont arrivées d'Ukraine ou qui habitaient déjà ici, et qui ont de l'expérience, pour que nous puissions donner une place à la langue ukrainienne et pour que ces enfants, qui ne connaissent aucune de nos langues, ne soient pas complètement perdus dans notre système."

Il serait important que les enfants aient à présent une période de transition pour pouvoir s'acclimater progressivement, avant d'être scolarisés dans les prochaines semaines.

Le ministre de l'Education a un certain nombre de recommandations à l'intention du personnel enseignant:

"Au début, prendre le temps de parler avec les enfants et de laisser parler les enfants, pour que ça se calme un peu et que nous ayons une bonne base pour pouvoir travailler à l'école."

Par ailleurs, les différentes offres seront présentées plus largement dans les prochains jours, afin que les familles qui accueillent des réfugiés ukrainiens à leur domicile, reçoivent les informations nécessaires à propos de la scolarisation des enfants.

Le reportage de nos collègues de RTL en luxembourgeois:

Ukrainesch Flüchtlingskanner hei an der Schoul
Eng 700-800 schoulflichteg Kanner, déi aus der Ukrain geflücht sinn, si bannent de leschten zwou Wochen hei zu Lëtzebuerg ukomm, sou de Claude Meisch.

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