
"On ne l'a pas encore avalé", a déclaré le conseiller communal déi Lénk d'Esch-sur-Alzette, Marc Baum, mardi matin lors d'une conférence de presse.
Déi Lénk a déposé un recours en annulation respectivement en réformation auprès du tribunal administratif contre la décision du bourgmestre d'Esch, Christian Weis, de ne pas mettre à l'ordre du jour du conseil communal une motion du parti d'opposition. Dans cette motion, la Gauche demandait en juin à l'échevin DP Pim Knaff de démissionner volontairement de son poste. Mais Christian Weis (CSV) avait refusé, avec l'argument qu'il n'était pas légalement possible de forcer un échevin à démissionner. Déi Lénk argue en revanche que la motion invitait seulement Pim Knaff à démissionner et qu'il ne pouvait donc être question d'une mesure disciplinaire.
A l'origine de cette motion de déi Lénk, il y a un jugement sur accord datant du 18 avril, qui condamnait Pim Knaff, avocat de profession, à une amende de 9.500 euros pour fraude fiscale aggravée. En dépit de cette condamnation, l'échevin a refusé de démissionner de son mandat politique. Les deux partenaires de coalition du DP au sein du conseil communal d'Esch-sur-Alzette, le CSV et les Verts, ont accepté cette décision au motif que le jugement ne mentionnait pas d'interdiction d’exercer un mandat politique. Les Verts avaient toutefois noté que s'il s'était agi d'un de leurs membres, ils en auraient tiré les conséquences. Finalement la section locale de déi Lénk a déposé sa motion le 21 juin.
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