
Les vaccins contre le Covid-19 ont-ils été développés trop vite? Peut-on leur faire confiance? Les vaccins entraînent-ils des effets secondaires dont il faudrait se méfier? Il y a-t-il eu des morts? Le questionnement continue en ce mois de février alors que la campagne de vaccination bat son plein au Luxembourg.
Jeudi, la ministre de la Santé luxembourgeoise, Paulette Lenert, a répondu aux questions du député déi Lénk, Marc Baum, qui a relevé les informations relayées par la presse internationale ces dernières semaines.
"À ce jour, aucun décès n'a été attribué à la vaccination", écrit la ministre dans une réponse parlementaire datée d'hier. Elle souligne la "revue exhaustive" effectuée par le comité d'évaluation des risques des médicaments siégeant à l'agence européenne suite aux "préoccupations soulevées par la Norvège" en faisant savoir qu'elle n'avait "pas suggéré de problème de sécurité".
Rappelons qu'au mois de janvier le décès de 33 personnes âgées à qui l'on avait administré le vaccin Pfizer/BioNtech en Norvège avait créé la polémique. Le régulateur européen avait fini par conclure que les décès n'avaient pas de lien avec le vaccin administré.
Dans sa question parlementaire, le député est également revenu sur les "cas d'allergies graves" qui ont été rapportés aux quatre coins du monde depuis le début des campagnes de vaccination et a tenu à savoir si des réactions similaires avaient été observées au Luxembourg.
Dans ce contexte, la ministre a admis que "certains effets plus ou moins significatifs en termes d'intensité ont été rapportés" mais qu'aucun "nouveau signal de sécurité" n'avait été identifié à ce jour.
Paulette Lenert assure qu'une "analyse approfondie de chaque déclaration d'effet indésirable" est réalisée "au cas par cas" au Grand-Duché et que celle-ci prend en compte la chronologie de ces effets et tous les facteurs y étant liés "tels que la prise d'autres médicaments ou des pathologies sous-jacentes". Elle précise également que "les effets indésirables collectés ne concernaient pas une population particulière en termes d'âge ou d'état de santé" au Luxembourg.
Se voulant rassurante, la ministre a tenu à rappeler qu'avant toute vaccination le patient est accueilli par un médecin qui "établit un bilan de santé", "vérifie les questionnaires pré-vaccination" et "évalue si l'état de santé de la personne se prête à l'administration du vaccin".