
59 pourcents des résidents au Luxembourg sont engagés d'une manière ou d'une autre dans une activité de bénévolat, selon une récente étude TNS-Ilres pour le compte du ministère de la Famille. Les résultats de cette étude ont été présentés lundi matin à la Chambre.
Le bénévolat est particulièrement prisé chez les personnes ayant un degré d'éducation plus élevé ainsi que chez les résidents qui habitent la même commune depuis leur naissance. Les motivations sont claires, comme l'explique la députée écolo Djuna Bernard: "la raison principale est l'entraide, suivie en deuxième position par une sensation de joie, car ce que leur rend la communauté leur procure une sensation positive ainsi que la possibilité d'apprendre et de faire bouger les choses".
Chez 64 pourcents des personnes qui ne font aucune sorte de bénévolat, le manque de temps en est la cause principale, pas la motivation. Cet aspect pourrait d'ailleurs faire l'objet d'une analyse plus politique afin de redonner plus de temps aux gens afin qu'ils puissent notamment s'impliquer davantage pour la société.
Le député Marc Spautz (CSV) souligne que la motivation de se soutenir mutuellement existe au Luxembourg: "nous l'avons clairement vu pendant la crise liée au Covid, lors de la tornade dans le sud ou encore après les inondations au mois de juillet. La société luxembourgeoise fait à chaque fois preuve d'une immense solidarité, il faut pouvoir la canaliser et la concrétiser en missions bénévoles".
De nombreuses personnes ne connaissent pas les bonnes adresses et manquent d'informations concernant les différentes options: "les gens sont motivés à faire encore plus de bénévolat s'ils savaient où s'adresser. Les responsables politiques ont encore du pain sur la planche à ce niveau, mais également l'Agence du bénévolat, le ministère compétant ou encore les communes afin de pousser les citoyens à se lancer davantage dans ces missions solidaires".
À titre d'exemple, seuls 31 pourcents des Luxembourgeois connaissent l'Agence du Bénévolat.