
Le groupe sidérurgique luxembourgeois a annoncé jeudi par voie de communiqué qu'il allait prendre des "mesures d'économie" liées à la crise sanitaire en cours.
ArcelorMittal précise que la situation "nécessite malheureusement une réponse qui se traduira par une diminution de la main d'oeuvre".
Le groupe indique qu'"environ 570 seront impactés sur les sites industriels et administratifs d'ArcelorMittal au Luxembourg seront impactés".
Une consultation doit être engagée avec les représentants du personnel dans les jours qui suivent "afin d'atténuer l'impact de cette situation".
ArcelorMittal s'est d'ores et déjà engagé à prendre les mesures nécessaires pour "trouver les meilleurs solutions possibles pour les personnes concernées".
Rappelons que le groupe emploie 3.900 employés au Luxembourg. Une telle réduction des effectifs reviendrait à licencier près d'un salarié sur 7.
Le ministère de l'Économie Franz Fayot a eu des mots durs en fin de journée, après l'annonce d'ArcelorMittal: "Nous vivons actuellement un moment sombre dans l’histoire sidérurgique du pays."
Le ministre, qui qualifie ArcelorMittal d'"acteur prépondérant dans l’histoire sidérurgique du pays". Il rappelle surtout que le groupe industriel "a bénéficié pendant de longues années du soutien gouvernemental pour rester compétitif".
Il l'appelle donc à appliquer "l’esprit du modèle social luxembourgeois" et à garantir "un engagement fort et des gages de pérennité en faveur de ses sites luxembourgeois".
L'OGBL "veillera à ce qu'aucun salarié ne perde son emploi" a assuré le syndicat dans un communiqué envoyé à la presse deux heures après l'annonce d'ArcelorMittal.
"Cette restructuration ne peut en aucun cas se faire aux dépens des salariés" martèle l'OGBL qui "exige que tous les instruments à disposition (préretraites, chômage partiel, formations, reclassement, etc.) soient considérés avant que des licenciements ne soient envisagés".
Le syndicat a annoncé la couleur en annonçant qu'il fera jouer sa majorité au sein de la délégation d'ArcelorMittal pour obtenir gain de cause. L'objectif final étant "d'éviter à tout prix un plan social" et "garantir l'avenir de l'entreprise au Luxembourg".