
Les termes de sexisme ou de harcèlement sexuel renvoient à un certain nombre d'actions, qui vont des remarques dérangeantes aux attouchements ou même au viol. A quelques jours de la grève internationale des femmes, le 8 mars, cette enquête serait une bonne occasion de mettre plus en avant ce sujet, parce que nous ne disposerions pas encore de beaucoup de données sur ce thème au Luxembourg. L'étude du département des femmes de l'OGBL sur le vécu des femmes au travailrepose sur deux parties. Dans la première partie, il a été demandé aux femmes si elles ont déjà été victimes de harcèlement sexuel ou de sexisme. Des femmes de différents métiers ont été questionnées. Parmi elles, Manon Meiresonne, responsable de l'enquête:
"Par secteurs d'activité les plus représentés, on a le secteur du commerce, de l'éducation et des sciences, le secteur de la santé et les banques et les assurances. Par exemple dans les banques et assurances, on se rend compte qu'il y a vraiment un problème de harcèlement sexuel et de sexisme et souvent, c'est le responsable hiérarchique qui est mis en cause."
Dans la deuxième partie, il a été demandé aux femmes si elles ont déjà vécu ce qu'on appelle des"actes banalisés". Par exemple, que les femmes ne se sentent pas prises au sérieux dans leur profession ou qu'elles aient le sentiment qu'on leur confie des tâches moins exigeantes qu'à leurs homologues masculins. Cependant, la façon dont certaines actions seraient interprétées dépend entièrement des femmes elles-mêmes:
"C'est une question de ressenti, une question de situation. Une personne peut prendre une chose mal, une autre peut la prendre bien. C'est pour cela, qu'on ne peut pas mettre une étiquette facilement. Le ressenti est très important dans les relations au travail et c'est pour cela qu'on doit prendre en considération cette mesure là aussi."

Plus de la moitié des femmes concernées ne signaleraient cependant pas les propos sexistes ou le harcèlement à leur employeur. Ce qui indiquerait qu'elles n'auraient pas suffisamment confiance dans les structures de l'entreprise. C'est une chose qui doit changer en entreprise:
"Il y a tout un travail de prévention et de sensibilisation à mettre en place, que nous en tant qu'Equality nous jugeons insuffisant à l'heure actuelle. La formation est importante. Le rôle du délégué à l'égalité doit être mieux défini et il y a une culture d'entreprise à améliorer pour le bien-être des femmes au travail, mais également le bien-être de chacun".
Les résultats de l'étude de l'OGBL montreraient que le sujet serait à prendre au sérieux. Il ne faudrait pas seulement parler de l'égalité entre homme et femme, mais aussi agir vraiment en faveur de cela, selon les représentantes du département des femmes, Equality, de l'OGBL.