
Les métiers de l'enseignement fondamental se trouvent dans une "situation alarmante". C'est ce qu'indique une consultation nationale à laquelle 2.000 "acteurs de l'enseignement" ont participé.
L'étude a été menée par l'Université du Luxembourg à la fin de l'année 2021. Les résultats ont été publiés ce mardi et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils sont inquiétants.
En effet, ils seraient 45% à souffrir de "problèmes de santé mentale", liés à leur métier. 35% éprouveraient des "problèmes physiques". Et ce n'est que le début puisque 37% des sondés seraient "émotionnellement épuisés" et 31% seraient "au bord du burn-out".
En cause: la gestion des élèves à problèmes, la baisse générale des résultats des élèves, les défis de l'inclusion scolaire et du multilinguisme, la charge administrative, les difficultés liées à l'hétérogénéité des classes et les rapports "stressants" avec certains parents.
C'est ce qu'on peut lire ce mardi dans un communiqué du SEW/OGBL. Le syndicat enseignant a profité de la publication de cette étude pour critiquer l'approche du ministère de l'Education à ce sujet. Il accuse notamment le ministère d'avoir "retardé la publication de l'étude pendant des mois".
Le syndicat n'hésite pas à prendre le ministre de l'Education à parti en lui demandant de "sortir du déni", de "reconnaître le problème" et "d'agir". "Le ministre doit faire son travail et prendre soin des enseignants. Minimiser les problèmes ne les feront pas disparaître", a-t-il conclu.