
Pour certains, c'est l'heure du départ en vacances, mais pour d'autres, c'est déjà le moment du retour. Malgré les nombreuses restrictions de déplacements provoquées par la pandémie, l'activité est intense ces jours-ci au Findel. C'est aussi le cas aux stations de dépistage.
Actuellement environ 20% des passagers profitent de l'offre et se font tester à leur descente de l'avion, selon René Steinhaus, directeur général de l'aéroport.
Depuis mai, 30.000 tests ont été réalisés au Findel, soit en moyenne 450 par jour et environ 3.000 par semaine. En période d'affluence, il y a eu jusqu'à 650 tests effectués par jour. Mais au Findel aussi, les périodes d'affluence sont synonymes d'encombrements.
Le système atteint parfois ses limites, mais les responsables tentent d'éviter les regroupements de personnes. Il y a plusieurs possibilités: revenir le lendemain ou obtenir un bon pour se faire tester à son domicile par un laboratoire.
Pour l'instant, entre 50 et 70 tests peuvent être effectués par heure. Quatre cabines de dépistage ont été aménagées près des arrivées. En moyenne, deux sont occupées. Il y a un manque de personnel des laboratoires. Beaucoup de gens déplorent le manque de cohérence par par rapport à d'autres aéroports.
Il y a évidemment des réglementations locales qui sont, parfois plus, parfois moins strictes, comme par exemple au niveau des entrées. Chaque aéroport doit réagir au niveau régional. Il y a aussi certains standards européens qui sont respectés en ce qui concerne l'hygiène et les distances, selon le directeur général.
A la longue, le système de dépistage à l'aéroport va toutefois se heurter à ses limites. Dès que la demande de vols va repartir à la hausse, le maintien d'infrastructures réservées pour les mesures anti-Covid risque de faire grimper les prix des billets.
Le reportage de Tim Morizet au Findel en langue luxembourgeoise: