
La femme est poursuivie pour avoir, entre juin 2014 et juin 2016, forcé au moins 13 femmes et 3 hommes à se prostituer dans un appartement à Luxembourg. Elle aurait profité de la situation précaire de ces gens, dont certains n'avaient, par exemple, qu'un titre de séjour de trois mois.
La justice reproche à l'individu d'avoir loué l'appartement tout en sachant ce qu'il s'y passait. Il en aurait tiré un profit financier et aurait touché au moins 1.400 euros par mois de la femme, qui recevait de chaque personne un loyer de 100 à 300 euros par semaine.
L'homme a déclaré ne pas avoir su pendant longtemps que l'appartement servait de lieu de prostitution. Il a déclaré avoir voulu faire sortir les locataires après avoir été mis au courant de la situation. De son côté, la femme a expliqué ne pas avoir été au courant que ces gens n'avaient pas de papiers valables, ni que la prostitution était interdite au Luxembourg.
L'inculpé a fait appel de cette décision en décembre et le deuxième procès a eu lieu vendredi matin à la Cour d'appel. L'homme âgé de 66 ans répète qu'il est innocent et qu'il a été entraîné dans cette affaire à cause des faits reprochés à la dame.
Selon l'avocat du prévenu, son client n'était vraisemblablement pas au courant de ce qu'il se passait réellement à l'intérieur de ses deux appartements, loués en bonne et due forme à la dame. Après avoir appris par d'autres personnes que ses biens servaient de lieu de prostitution, il a envoyé son mandant afin de faire sortir la locataire et toutes les autres personnes présentes. Sans succès. Selon l'avocat, son client devrait être acquitté.
La représentante du parquet général ne partage pas la même vision des choses puisque selon elle, il n'y a aucun doute. Même si l'homme conteste avoir eu connaissance de la prostitution exercée à l'intérieur de ses biens, des éléments de l'enquête prouvent le contraire. Selon elle, le premier jugement contre le prévenu devrait être confirmé.
Le jugement en appel sera prononcé le 25 juin prochain.