
Le montant dépend du revenu des parents, ce qui implique que certaines gardiennes d'enfants touchent moins que le salaire minimum en cette période de crise.
Simone Münstermann s'occupe habituellement de sept enfants. Depuis le début de la crise sanitaire, sa situation financière est devenue très compliquée. La partie des parents tombe à l'eau puisque les enfants n'ont plus le droit de venir chez elle. Seul le montant des chèques-services de l’État lui est encore viré. Problème: plus le salaire des parents est élevé, moins l’État intervient dans la part du salaire.
"Je m'occupe de deux familles dont une qui n'est pas du tout compensée par le chèque-service. Pour la deuxième famille, l’État intervient à hauteur de 15% du montant que je demande. En temps normal, ce sont surtout les parents qui financent mon salaire".
Cette "maman de jour" perd donc environ 1.700 euros, soit deux tiers de son salaire au mois d'avril. Il ne lui reste même pas 800 euros pour vivre, un montant bien en dessous du salaire minimum garanti pour tous les salariés quand ils se retrouvent au chômage partiel.
"Je serais ravie d'entendre l’État dire qu'ils vont également venir en aide aux parents de jour. Pas seulement avec un petit montant mais un peu plus. Je n'ai pas de problème à faire de perte, mais là il s'agit d'un montant qui impacte sérieusement mes finances".
Simone a introduit une demande pour pouvoir bénéficier du congé pour raisons familiales mais il ne concerne que les personnes ayant des enfants âgés de moins de 13 ans. Les parents de jour ne bénéficient pas du chômage à cause de leur statut mais le problème a été reconnu par le ministère de l’Éducation et les personnes concernées sont éligibles pour cette nouvelle aide directe de 2.500 euros.
"Il s'agit d'une collaboration avec le ministère de l’Économie afin de faire bénéficier les parents de jour qui possèdent un agrément et qui sont prestataires des chèques-services", selon Christiane Meyer.
Certaines conditions doivent être respectées, les bénéficiaires ne peuvent pas cotiser plus de 2,5 fois le salaire minimum et moins de 70% de leur salaire doit provenir des chèques-services.
Le ministère estime à 58 le nombre de "parents de jour" qui pourront bénéficier de cette aide directe de 2.500 euros selon des calculs réalisés au mois de janvier. Neuf autres personnes font également partie des bénéficiaires qui ont un agrément mais qui ne perçoivent pas de chèque-service.