
La drogue, notamment la cocaïne, s’est implantée profondément dans plusieurs villes en Belgique. Y compris dans des zones plutôt rurales. Un reportage diffusé par la RTBF détaille comment les dealers se sont organisés pour livrer leurs clients, même ceux installés loin des villes. “La cocaïne circule partout et en grande quantité, même dans de petites communes, parfois peu peuplées” écrit la RTBF.
Au nord de la Province de Luxembourg, un des témoins rencontrés par la télévision belge explique comme il est devenu “facile” de se procurer de stupéfiants sans être installé en ville. “On a un contact sur Snapchat, Telegram ou WhatsApp. On envoie un message, une adresse et il nous dit le temps qu’il faut pour arriver. Vu que c’est implanté partout, il ne faut jamais plus de trente minutes.”
À Aubange, à deux pas du Luxembourg et de la France, la police confirme le phénomène : “Des consommateurs de stupéfiants, il y en a partout. Et s’il y a des acheteurs partout, il y a aussi des vendeurs partout” apprend-on dans le reportage. Parkings, coins de rues, plaine de jeux... Des lieux du quotidien sont utilisés pour réaliser ces transactions illicites. Et les consommateurs locaux sont divers : du fêtard au travailleur, il n’y a parfois qu’un pas. “Dans nos enquêtes, on voit beaucoup de clients qui travaillent au Luxembourg qui viennent se fournir de ce côté-ci de la frontière.”
Et gare aux mauvais payeurs : si la police assure que les guerres de territoire ne sont pas fréquentes ici, certains dealers ont rapidement recours à la violence avec leurs clients endettés. Ou entre dealers. “Ça peut aller jusqu’à la torture.”
Pour les forces de l’ordre, la “guerre est perdue” mais le combat doit continuer à être mené face à des réseaux développés, dont les branches repoussent aussi vite qu’elles sont coupées.