"Ils sont venus pour me tuer"Un jeune homme attaqué à la hachette en Moselle

RTL Infos
Un jeune homme de 22 ans a frôlé la mort dans la nuit du 4 au 5 septembre à Hettange‑Grande, à quelques kilomètres seulement du Luxembourg.
Image d'illustration
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En rentrant chez lui vers 1h30 du matin après son service dans la restauration au Luxembourg, il a été violemment pris à partie par deux individus cagoulés, l’un armé d’une hachette, l’autre d’une arme de poing.

Les faits, tels que rapportés par la victime, sont d’une brutalité extrême. Le jeune homme explique avoir reçu un coup de hachette à la tête avant de s’effondrer au sol, où les agresseurs ont continué à le frapper. Il souffre de trente jours d’incapacité totale de travail, avec une plaie de neuf centimètres sur le haut du crâne et une autre de cinq centimètres sur le côté droit. Il affirme devoir sa survie à un voisin qui, alerté par ses cris, a prévenu les secours.

D’après les propos recueillis par nos confrères du Républicain Lorrain, l’affaire trouve son origine dans la commande de deux téléphones effectuée début juillet pour une connaissance et un ami. Le duo avait versé 1.400 euros, mais les appareils tardaient à arriver. Le 13 août, l’un d’eux l’avait relancé par message, craignant de ne jamais recevoir les téléphones. Le jeune homme assure avoir toujours indiqué qu’ils seraient remboursés en cas de problème.

La nuit de l’agression, il dit avoir reconnu l’un des deux assaillants, celui qui lui aurait porté le coup de hachette. Les deux hommes, entièrement vêtus de noir et gantés, ont pris la fuite lorsqu’un voisin est intervenu. En état de choc, la victime a été prise en charge à l’hôpital Kirchberg avant d’être transférée en réanimation à la ZithaKlinik. Il a été opéré à plusieurs reprises et a déposé plainte dès sa sortie, le 8 septembre.

Six jours plus tard, en inspectant son véhicule, il a découvert un traceur fixé sur son pare‑chocs arrière. Selon lui, les agresseurs auraient surveillé ses déplacements pour préparer leur attaque. Il estime aujourd’hui avoir échappé au pire et suit un accompagnement psychologique. Il affirme : "Ils ne sont pas venus pour discuter. Ils sont venus pour me tuer."

Toujours selon le Républicain Lorrain, aucune interpellation n’a eu lieu à ce stade. L’enquête est en cours à la brigade de gendarmerie d’Hettange‑Grande. Le jeune homme a engagé un avocat et dit se préparer à une procédure qui s’annonce longue.

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