
Pour éviter les bouchons quotidiens à l’heure de pointe matinale, il y a les frontaliers qui prennent la route très tôt et ceux qui choisissent de partir plus tard pour se rendre à leur travail au Luxembourg, quand c’est toléré. Le trafic sur l’A31 est généralement plus fluide après 9h, mais depuis plusieurs jours de forts ralentissements ont lieu systématiquement au niveau du triangle de la Fensch où A30 et A31 se séparent.
Les automobilistes devront encore se montrer patients jusqu’à la mi-mars. Les agents de la DIR Est s’activent en effet pour leur sécurité au bord de l’A31 et mènent des travaux d’entretien qui sont indispensables et qui ne peuvent être réalisés que sur une courte période chaque année. “Nous travaillons hors des heures de pointe. Donc pas avant 9h et on évite après 14h30”, assure Christophe Leroy, chef du Centre d’exploitation et d’intervention de Fameck à la DIR Est en charge des 30 km de l’A31 allant de Mondelange à la frontière luxembourgeoise et des sept premiers kilomètres de l’A30.
Pour éviter que de l’eau ne stagne sur la bande d’arrêt d’urgence, voire sur la chaussée lors des fortes pluies, les agents procèdent en ce moment au dérasement d’accotement. Avec l’aide d’une pelleteuse sont retirées toutes les terres qui se sont accumulées au fil du temps au bord de la chaussée. L’opération est un travail de longue haleine, mais facilite ensuite l’écoulement transversal des eaux de pluie vers les fossés. Ça permet d’éviter le risque d’aquaplaning pour les automobilistes. Et puis, comme le rappelle le responsable, “la route n’aime pas l’eau”, sous-entendu: en gelant elle crée les nids de poule.
Le retour du printemps et le respect de la faune (nidification notamment) contraignent la DIR Est à entretenir le vaste jardin des “dépendances vertes” comme on dit dans le jargon - soit un million de mètres carrés ! - entre la fin de la période hivernale où toutes les équipes sont concentrées sur la viabilité et le 1er avril.
Si le fauchage est possible toute l’année, abattage et débardage ne se font qu’à cette période. “Le risque avec les arbres au bord de la chaussée, ce sont les branches qui cassent avec le gel en hiver. Mais il arrive que lorsqu’il pleut beaucoup, ils se déracinent et tombent sur la chaussée”, explique Christophe Leroy. La règlementation impose qu’aucun obstacle ne se trouve sur une distance de sept mètres sur les talus. Ce sont même 10 mètres lorsque la vitesse autorisée est de 130 km/h.
Toutes ces dernières semaines, de gros travaux d’abattage se sont déroulés sur le triangle de la Fensch. Une coupe rase a été opérée dans la vaste zone de la “patte d’oie” autoroutière. Parce que “des arbres penchaient trop vers la chaussée” et présentaient un vrai risque. Mais aussi “pour éviter que des sangliers ne se réfugient dans les taillis. Car la nuit ils viennent jusqu’au bord de la chaussée et sont, de temps en temps, à l’origine de collisions”, rapporte Christophe Leroy. Raison pour laquelle un grillage à gibier vient d’être érigé sur près d’un kilomètre le long de l’A30 dans le sens Longwy-Metz.