Mort de Noahm à MetzMinute de silence à l'Assemblée, les associations dénoncent une agression homophobe

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L’Assemblée nationale rendra hommage ce mardi 9 juin à Noahm, ce jeune homme de 19 ans retrouvé mort à Metz trois jours après une violente agression.
Vue générale de l'Assemblée nationale à Paris le 19 octobre 2022
Vue générale de l'Assemblée nationale à Paris le 19 octobre 2022
© AFP

À la demande de plusieurs élus, dont ceux de La France insoumise, une minute de silence sera observée au début des questions au gouvernement. Elle honorera à la fois la mémoire de Lyhanna, la collégienne de 11 ans retrouvée morte la semaine dernière, celle d'un gendarme tué dans un crash d’hélicoptère dimanche, et celle de Noahm.

Le jeune homme est décédé le 2 juin, après avoir été violemment frappé dans le centre-ville de Metz. Deux suspects, âgés de 20 et 27 ans, ont été mis en examen et placés en détention provisoire. Une autre victime, un homme de 21 ans, a été plus légèrement blessée. Selon le parquet, Noahm ne connaissait pas ses agresseurs.

Très vite, plusieurs associations LGBT+ ont dénoncé une agression homophobe. Un proche présent ce soir-là a raconté que Noahm, qui rentrait chez lui après une soirée entre amis, avait été pris pour cible en raison de son apparence. "Ils ont directement pris Noahm à partie. Parce que voilà, Noahm se maquille, Noahm est efféminé…", a-t-il confié à Mediapart. Un autre témoin a assuré au Républicain Lorrain qu’il n’y avait "pas eu de rixe", mais bien une agression unilatérale.

L’émotion a été immédiate. L’association Couleurs Gaies a appelé à un rassemblement pour soutenir les proches et dénoncer "les haines dont sont victimes les personnes LGBT+". STOP Homophobie a évoqué une "agression d’une extrême violence" et fait état d’injures homophobes rapportées par les proches. Jean‑Luc Mélenchon a également parlé d’une "agression homophobe" sur les réseaux sociaux.

Le parquet de Metz reste toutefois prudent : à ce stade, il dit ne disposer d’aucun élément permettant d’affirmer que les faits ont été commis en raison de l’orientation sexuelle des victimes. L’enquête, désormais confiée à un juge d’instruction, devra préciser les circonstances exactes et les intentions des mis en cause.

Depuis plusieurs jours, des voix réclamaient un hommage national. "Il faut montrer une opposition très ferme à ce crime", plaidait Charlotte Leduc, élue insoumise à Metz. SOS Homophobie avait publié une tribune dans Libération pour demander une minute de silence. Leur appel a été entendu : la représentation nationale s’arrêtera ce mardi pour saluer la mémoire de Noahm.

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