
Vingt-quatre jours, ni plus, ni moins. Le ministre des Finances luxembourgeois Pierre Gramegna a expliqué dans une réponse à une question parlementaire du député Léon Gloden (CSV) que la Belgique et le Luxembourg n’avaient pas encore trouvé d’accord pour permettre aux frontaliers belges de télétravailler ou d’accomplir leurs missions plus régulièrement en-dehors du pays.
Plusieurs médias, dont RTL 5minutes, relataient pourtant l’an dernier un accord imminent des deux parties pour un rehaussement de ce seuil à 48 jours au lieu de 24. Et si le Luxembourg a de nombreuses raisons d’être pour, Pierre Gramegna est clair sur le sujet: les discussions entamées pour revoir les dispositions autour du travail effectué hors du Grand-Duché “sont en cours” mais “il n’existe à ce jour aucun accord en la matière”.
Le ministre se montre toutefois enclin à augmenter ce plafond:“Dans ce contexte, les réflexions ne doivent toutefois pas s’arrêter au droit fiscal, mais également couvrir les aspects relatifs au droit du travail et au droit de la sécurité sociale notamment.”
Pierre Gramegna ajoute qu’il est aujourd’hui “trop tôt” pour espérer une modification de la convention fiscale entre la Belgique et le Luxembourg, “en raison notamment de la situation politique en Belgique et de la complexité technique du sujet à l’étude”. Frontaliers belges, soyez patients !
À lire également: Nos conseils pour négocier une période de télétravail