
Le parquet d’Evry a indiqué à l’AFP avoir ouvert une enquête pour “recherche des causes de la mort”, confiée au commissariat d’Evry, selon le parquet et une source policière, confirmant des informations du Parisien.
Dans la nuit du 2 au 3 mai, une jeune fille de 19 ans, qui souffrait de comorbidités, décède de “lésion pulmonaire” et d’un manque d’oxygène suite à une infection au Covid-19, selon les résultats de l’autopsie.
Informée de cet “évènement”, l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France, va réaliser une “première analyse” avec le rapport circonstancié de l’intervention, la copie des bandes d’enregistrement du centre d’appel téléphonique du Samu et la copie des fiches de régulation médicale, a indiqué l’ARS à l’AFP.
Selon Le Parisien, la famille a dit avoir contacté à plusieurs reprises, dès le vendredi 30 avril, le Samu de l’Essonne, qui avait conseillé de donner du “Doliprane” à la malade. Ce Samu, géré par le Centre hospitalier Sud francilien (CHSF), s’était déplacé trop tard, quelques instants avant le décès survenu le lundi 3 mai à 3H00 du matin, toujours selon le journal.
Deux jours avant son décès, les premiers symptômes étaient apparus: fièvre, problèmes de respiration et vomissement, selon la même source.
Depuis le début de la pandémie, plusieurs plaintes ont été déposées en France contre le Samu pour “délaissement”, “non-assistance” voire “homicide involontaire”, mettant en cause sa gestion des malades du Covid-19.