
Mgr Philippe Ballot, qui a pris connaissance de cet arrêté préfectoral alors qu’il était à Lourdes en Assemblée plénière des évêques de France, “a immédiatement contacté le préfet pour lui exprimer sa surprise face à cet arrêté inattendu à quelques jours du Vendredi Saint”, le 3 avril, indique un communiqué du diocèse de Metz.
“Il partage l’émotion de nombreux Messins et Mosellans, dont des commerçants”, poursuit ce communiqué.
Le Vendredi saint est un jour férié en Alsace et en Moselle, en vertu du droit local.
“Cet arrêté déroge à ce qui est considéré, depuis de nombreuses années, comme une pratique profondément ancrée dans notre histoire locale. Mgr Philippe Ballot souhaite vivement que cet arrêté ne crée pas de précédent”, souligne le communiqué du diocèse.
Plusieurs syndicats ont eux aussi condamné l’arrêté préfectoral pris le 23 mars.
Dans un communiqué daté de mercredi, les unions départementales FO, CFDT, CGT, CFTC et CFE-CGC ont dénoncé la décision du préfet de mettre fin “à 36 ans de tradition et de consensus local sur la question”. Elles ont annoncé engager un recours devant le tribunal administratif pour faire suspendre et annuler l’arrêté.