
Un sexagénaire vivant dans la précarité avait été violemment passé à tabac dans la soirée du 23 juin à l’intérieur et à l’extérieur de la gare de Nancy. Il est mort la semaine passée.
“À la suite de ces faits d’une extrême violence, le pronostic vital de la victime était engagé et son état cérébral rendait toute chance de survie quasi impossible”, a indiqué à l’AFP Béatrice Bluntzer, procureure adjointe. Déclaré en état de mort cérébrale après son agression, il souffrait “d’un saignement intracrânien avec oedème majeur et engagement cérébral”, selon un médecin légiste.
Deux mineurs de 14 et 15 ans et un jeune homme de 23 ans avaient été initialement mis en examen pour “tentative de meurtre sur personne vulnérable” et placés en détention provisoire. Ils seront finalement mis en examen pour homicide volontaire sur personne vulnérable.
Les deux adolescents, en fugue de leur foyers respectifs et suivis par des juges des enfants en assistance éducative, avaient été interpellés juste après les faits. L’un des deux avait avancé une exhibition sexuelle du sexagénaire devant une fillette pour expliquer les faits, mais le parquet avait jugé cette hypothèse sans fondement. Le majeur, arrêté le lendemain, était sorti de prison deux semaines auparavant et faisait l’objet de deux mesures de mise à l’épreuve.