
Le spectre de l’affaire Naomi Musenga flotte à nouveau sur le Samu. Cette fois ce n’est pas à Strasbourg mais à Lunéville, ou Maryse, une quinquagénaire, est décédée devant les urgences après que le Samu lui a demandé de s’y faire conduire par un proche.
D’après l‘Est Républicain, qui relate l’affaire, la victime venait d’être opérée de la vésicule biliaire trois jours plus tôt à la clinique Jeanne d’Arc de Lunéville et s’était plainte de douleurs constantes. D’abord soignée avec des antidouleurs, son état s’est empiré au cours des jours suivants, obligeant ses proches à contacter le Samu, comme il leur avait été conseillé par l’hôpital dans leurs recommandations post-opératoires.
Au téléphone, une opératrice du 15 échange avec ses proches et la souffrante, et demande finalement aux premiers de la conduire par leurs propres moyens jusqu’à l’hôpital, à trente minutes de route. À quelques kilomètres des urgences, Maryse fait un malaise dans la voiture, vomit et perd connaissance. Le conducteur fonce jusqu’aux urgences, où les médecins vont tenter, sans succès, de la ranimer pendant 45 minutes devant le bâtiment.
Le journal écrit que le dossier a atterri sur la table de la police judiciaire de Nancy, qui enquête maintenant sur un homicide involontaire. Y a-t-il eu un problème au cours de l’opération? Un mauvais traitement post-opératoire? La venue d’une ambulance aurait-elle pu y changer quelque chose? Une autopsie de la victime a été réalisée et les résultats sont attendus par la justice.