
“Effectifs en baisse, interventions en hausse”, “population en danger”, “on en a plein les bottes”, “taxis” : tels étaient les messages que l’on pouvait lire sur les véhicules de pompiers ce dimanche à Thionville.
Le mouvement national de grève a fini par atteindre le pays mosellan ce week-end. Un pompier interrogé par nos confrères du Républicain Lorrain a affirmé que “les pompiers pallient à tous les autres services: police, ambulances privées”.
D’après les manifestants, la grogne est due à un manque de reconnaissance de ce métier à risque et à un manque de considération.
Les pompiers professionnels vourdraient “des avantages financiers correspondant” aux risques qu’ils prennent tous les jours et veulent également que la population soit au courant de leur situation précaire.
Cela étant dit, la pression hiérarchique a vite refroidi les ardeurs des manifestants qui ont été priés d’effacer les slogans inscrits sur les véhicules de pompiers “sous peine de sanctions”. Une demande à laquelle se sont pliés les pompiers “sous pression”.
Rappelons que l’appel à la grève nationale court jusqu’au 31 août sur le territoire français. Cela ne pourrait donc être qu’un premier épisode d’une grève plus importante.
Bon à savoir: les urgences de Thionville et de Mercy ont également répondu à l’appel à la grève.